- L’exécutif souhaite prolonger les aides sectorielles aux entreprises fortement exposées aux carburants, notamment les transporteurs et les pêcheurs.
- Le dispositif destiné aux gros rouleurs n’a séduit que 1,4 million de personnes sur les trois millions de travailleurs modestes éligibles.
- Le chèque énergie sera reconduit pour un montant de 150 à 270 euros au profit de 4,2 millions de foyers.
- Maud Bregeon alerte sur le risque financier qu’entraînerait un éventuel blocage du budget lors des débats parlementaires.
Un soutien maintenu pour les secteurs professionnels sensibles

La remontée des cours du pétrole brut, marqués par un franchissement de la barre des 90 dollars le baril après le regain de tensions dans le détroit d’Ormuz, suscite de vives inquiétudes chez les professionnels du transport et de la pêche. Face au risque d’une nouvelle hausse durable des prix à la pompe, l’exécutif a exprimé son intention de préserver les dispositifs de soutien aux entreprises les plus dépendantes des carburants. Le gouvernement souhaite poursuivre les aides sectorielles pour les entreprises les plus touchées, a souligné Maud Bregeon, précisant que des échanges se tiendront dans les prochains jours avec les acteurs concernés pour définir la portée et l’échéance exacte de ces mesures ciblées.
Indemnité carburant : un recours encore très partiel
Du côté des particuliers, le bilan du dispositif d’aide aux « gros rouleurs », instauré au mois de mai dernier, reste très en deçà des prévisions initiales. Destinée aux travailleurs modestes effectuant de longs trajets quotidiens pour se rendre sur leur lieu de travail, cette allocation forfaitaire d’une centaine d’euros peine à mobiliser ses bénéficiaires potentiels. En effet, seuls 1,4 million de Français ont réclamé l’aide aux gros rouleurs sur les trois millions de personnes éligibles. Malgré ce faible taux de recours, le gouvernement refuse le principe d’un versement automatique et appelle les usagers concernés à effectuer les démarches nécessaires sur la plateforme dédiée, dont le maintien est envisagé.
Reconduction des aides sociales et tensions budgétaires
En matière d’accompagnement social, le chèque énergie sera à nouveau distribué à 4,2 millions de foyers, garantissant une prestation oscillant entre 150 et 270 euros selon les revenus. Cette série d’annonces s’inscrit toutefois dans une équation budgétaire particulièrement contrainte, marquée par une croissance économique nulle au deuxième trimestre. Alors que les discussions sur les orientations financières doivent s’intensifier à partir du mois d’octobre, la représentante du gouvernement a rappelé la volonté de tenir les objectifs fixés tout en avertissant qu’un rejet du budget par l’opposition ferait peser un risque financier sérieux sur le pays.