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- Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, s’est déclaré candidat à la primaire de la gauche organisée les 9, 10, 16 et 17 octobre.
- Le député de Seine-et-Marne devient le cinquième candidat en lice, face notamment à Raphaël Glucksmann, Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Philippe Brun.
- Crédité de 3,5 à 5 % dans les sondages, il rejette tout accord d’appareil avec Jean-Luc Mélenchon et entend faire valoir sa propre ligne politique.
Une entrée en lice officielle au lendemain de l’université d’été
Au lendemain du rassemblement estival de sa formation politique à Blois, le premier secrétaire du Parti socialiste a publiquement déclaré sa candidature à la primaire de la gauche en vue de la prochaine élection présidentielle. Député de Seine-et-Marne âgé de 58 ans, le dirigeant politique entend porter un projet axé sur la justice sociale et la lutte contre la droite et le Rassemblement national. Olivier Faure a officialisé dimanche son engagement dans la course à la présidentielle, affirmant sa volonté de reconstruire le pays après une décennie marquée selon lui par un immense gâchis.
À la tête du parti depuis huit ans, l’élu s’élance pour la première fois à la conquête de l’Élysée. Lors du précédent scrutin présidentiel en 2022, la formation sociale-démocrate avait été représentée par Anne Hidalgo, qui avait recueilli 1,7 % des suffrages. Avant cette annonce publique, le député avait préalablement informé les membres de son groupe parlementaire de ses intentions.
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Un scrutin d’octobre face à quatre concurrents déclarés
Cette déclaration fait du dirigeant socialiste le cinquième candidat en lice pour cette consultation interne programmée les 9-10 et 16-17 octobre. Il retrouvera sur sa route l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, testé entre 10 et 15 % des intentions de vote, ainsi que les députés Jérôme Guedj et Philippe Brun, sans oublier l’ancienne candidate à la présidence Ségolène Royal. Le premier secrétaire s’oppose à Raphaël Glucksmann dans un débat politique axé sur la stratégie d’alliance et la ligne idéologique de la gauche.
Interrogé sur les divergences entre les candidats, Raphaël Glucksmann a salué un moment de clarification vis-à-vis de ceux qu’il accuse d’être engagés dans des négociations d’appareil. En réponse, Olivier Faure a réaffirmé qu’il refusait de cantonner le débat aux seules querelles internes, écartant par la même occasion toute possibilité d’accord ou de ralliement avec Jean-Luc Mélenchon, également candidat à l’élection présidentielle.
Des défis stratégiques et une campagne à mener
Actuellement crédité de 3,5 à 5 % dans les tests d’intentions de vote, Olivier Faure assume sa position de challenger. Pour relativiser ces mesures préliminaires, l’élu rappelle que les dynamiques présidentielles réservent fréquemment des surprises, citant plusieurs personnalités politiques données favorites par le passé sans l’emporter, ou au contraire l’exemple de François Hollande qui avait démarré sa campagne avec de faibles scores. Face à des intentions de vote mesurées à un niveau modeste, le dirigeant socialiste rappelle l’imprévisibilité historique des consultations électorales majeures.
Sa situation s’avère singulière, alors qu’il avait lui-même soutenu la candidature de Raphaël Glucksmann lors des élections européennes de 2019 et 2024, et qu’il s’est retrouvé mis en minorité dans son propre parti en juillet dernier sur les modalités de cette primaire. Pour faire valoir sa différence, le député met en avant ses origines familiales et son parcours au sein des classes moyennes et des quartiers populaires. Alors que l’échéance approche à un mois et demi du vote, Olivier Faure s’apprête à publier un ouvrage intitulé La loi du plus juste et effectuera son premier déplacement de campagne mardi sur la thématique de la rentrée scolaire.