- Le gouvernement étudie un gel partiel des pensions de retraite les plus aisées pour le budget 2027.
- La porte-parole Maud Bregeon a également confirmé la possible prolongation de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises.
- Le Premier ministre Sébastien Lecornu rejette fermement toute hausse de l’impôt sur le revenu ou suppression d’aides aux étudiants.
Ce qui vient de se passer
Le lundi 24 août 2026, l’exécutif français a officiellement lancé la rentrée politique autour de la préparation du projet de loi de finances pour 2027. Lors du premier Conseil des ministres, le président de la République a souligné les fortes tensions pesant sur les finances publiques et les marchés obligataires. Pour y faire face, plusieurs membres du gouvernement ont détaillé les pistes d’économies actuellement sur la table de travail de Bercy. Parmi les options privilégiées, l’exécutif envisage un gel ciblé des pensions de retraite et la prolongation de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises. Ce futur texte budgétaire, qui sera présenté à la fin du mois de septembre avant d’être débattu au Parlement, vise à ramener le déficit public national à 5 % du produit intérieur brut (PIB).
Ce que cela change
Ces annonces dessinent la trajectoire financière du gouvernement, qui exclut d’augmenter l’impôt sur le revenu des ménages. Concernant les retraites, les pensions des bénéficiaires les plus aisés pourraient voir leur revalorisation limitée par rapport à l’inflation, afin de contenir une dérive mécanique des dépenses évaluée à 12 milliards d’euros. Du côté des entreprises, la surtaxe exceptionnelle sur l’impôt sur les sociétés pourrait finalement être reconduite malgré la promesse initiale de sa suppression. Toutefois, l’adoption de ce budget s’annonce hautement complexe au sein d’une Assemblée nationale morcelée et à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. Le Premier ministre a ainsi appelé les députés à la responsabilité, tandis que certaines forces d’opposition brandissent déjà la menace d’une motion de censure.