- La durée des arrêts de travail est désormais plafonnée à trente et un jours pour une première prescription.
- Le principe du pollueur-payeur s’applique aux PFAS avec une redevance de 100 euros par cent grammes rejetés.
- La facturation électronique devient obligatoire pour la réception dans toutes les entreprises et l’émission pour les plus grandes.
Mise en œuvre de réformes législatives au 1er septembre 2026
Plusieurs dispositions législatives et réglementaires entrent en vigueur sur le territoire national en ce début de mois. Elles touchent des domaines variés allant de la protection sociale à la transition écologique, en passant par la transformation numérique des acteurs économiques. Parmi les mesures les plus marquantes figure l’encadrement strict des arrêts de travail prescrits par les médecins, chirurgiens-dentistes ou sages-femmes. La durée de ces interruptions est désormais limitée par défaut afin de mieux réguler les prescriptions, sauf en cas de justification médicale spécifique ou de recommandations de la Haute Autorité de santé. Cette rentrée marque un tournant réglementaire majeur pour les professionnels de santé, les industriels et les chefs d’entreprise à travers l’Hexagone. Parallèlement, le volet environnemental se durcit avec l’application effective de la loi du 27 février 2025 concernant les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), souvent qualifiées de « polluants éternels ». Enfin, le secteur des transports bénéficie d’une extension des aides publiques pour favoriser l’acquisition de véhicules électriques, ciblant particulièrement le marché de l’occasion et les services d’aide à domicile.
Conséquences concrètes pour les citoyens et les acteurs économiques
Pour les assurés sociaux, une première prescription d’arrêt de travail ne peut désormais excéder trente et un jours, tandis qu’une prolongation est limitée à soixante-deux jours, hors dérogations justifiées. Sur le plan industriel, les sites dont les rejets de PFAS dans l’eau sont significatifs doivent désormais s’acquitter d’une redevance de 100 euros par cent grammes de substances émises. Le paysage administratif des entreprises évolue également : si toutes les structures doivent désormais être en mesure de recevoir des factures dématérialisées, les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) ont désormais l’obligation d’en émettre. Plus de dix millions d’acteurs économiques sont directement impactés par cette généralisation de la facturation électronique et la transmission de données à l’administration. En matière de logement, l’accès aux aides MaPrimeRénov’ pour les rénovations d’ampleur est désormais conditionné à l’installation de systèmes de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire décarbonés, excluant les énergies fossiles des dispositifs de soutien pour les maisons individuelles.