- Les opposants au conseil d’administration du Kennedy Center demandent à un juge de bloquer l’ajout du nom de Donald Trump sur l’édifice, prévu le 8 septembre.
- Le juge fédéral Christopher Cooper a menacé de suspendre la décision du conseil si le gouvernement ne repousse pas cette échéance.
- Une précédente décision de justice en mai dernier avait déjà annulé le renommage de l’institution culturelle en Trump Kennedy Center.
Une nouvelle bataille judiciaire autour de l’édifice
Lors d’une audience fédérale de près de deux heures, les opposants à la direction actuelle du Kennedy Center de Washington ont formellement exhorté la justice à bloquer l’apposition du nom de l’ancien président républicain sur le bâtiment. Les plaignants accusent le conseil d’administration, composé de proches de Donald Trump, de vouloir contourner une précédente décision de justice. Le conseil a en effet voté à la mi-août une résolution pour rebaptiser le site « place Donald Trump » et y installer une plaque commémorative le 8 septembre. Face à cette initiative, le juge Christopher Cooper a annoncé qu’il suspendrait l’application de cette mesure si le gouvernement refusait de repousser cette date butoir. Cette décision permettrait au magistrat d’obtenir le temps nécessaire pour examiner sur le fond les arguments soulevés par l’opposition démocrate et la famille Kennedy.
Un feuilleton politique et patrimonial persistant
Ce nouveau recours prolonge un conflit entamé en décembre dernier, lorsque le conseil d’administration avait renommé l’institution « Trump Kennedy Center ». Saisie par l’opposition, la justice avait invalidé ce changement en mai, ordonnant le retrait de toute référence à Donald Trump sur le monument et son site internet. La nouvelle tentative de la direction de célébrer le rôle de l’ancien président dans la rénovation du centre culturel relance donc l’affrontement juridique et politique. L’avocat des plaignants dénonce une mauvaise foi flagrante de l’administration, tandis que le représentant gouvernemental assure qu’aucun renommage illégal n’est en cours. L’issue de ce bras de fer dépend désormais de la décision du juge Cooper sur la suspension des travaux de modification prévus début septembre.