- Le montant provisoire des dégâts causés par les sinistres de l’été s’élève à 500 millions d’euros pour environ 25 000 déclarations.
- Les habitations des particuliers concentrent 21 000 dossiers, alors que la crise a nécessité l’évacuation de 30 000 personnes.
- La saison a vu disparaître 100 000 hectares de forêt, marqués notamment par le sinistre majeur survenu en Gironde.
- Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé une enveloppe d’urgence de 12 millions d’euros et des facilités fiscales.
Un bilan financier d’une ampleur exceptionnelle

Les violents feux de forêt survenus au cours de la saison estivale en Gironde, dans les Landes et dans le Var ont engendré des dégâts matériels très importants. Selon les données établies à la mi-août par la fédération France Assureurs, environ 25 000 déclarations de sinistres ont déjà été enregistrées. Le coût global des dégâts subis par les assurés est pour l’heure estimé à près de 500 millions d’euros. Florence Lustman, présidente de l’organisation professionnelle, a souligné la gravité particulière de ces événements, précisant que ce bilan financier provisoire pourrait encore augmenter, la date limite de déclaration ayant été repoussée au 31 août. À titre de comparaison, la saison estivale 2022 avait donné lieu à environ 2 000 déclarations pour une facture totale de 80 millions d’euros.
Particuliers et acteurs économiques lourdement touchés
La très grande majorité des dossiers déposés auprès des compagnies d’assurances concerne des biens personnels. Les habitations des particuliers représentent environ 21 000 sinistres recensés sur l’ensemble du territoire. Ce volume prend notamment en charge l’hébergement d’urgence d’une partie des 30 000 habitants contraints de quitter leur logement sur ordre des autorités. Du côté des professionnels, des entreprises et des collectivités locales, près de 3 000 réclamations ont été déposées. Parmi elles, plus de 1 800 dossiers concernent des pertes d’exploitation, évaluées à 30 millions d’euros, essuyées par des structures dont l’activité a été suspendue sans qu’elles n’aient subi de dégâts matériels directs. L’évaluation sur le terrain se poursuit, la majeure partie des expertises ayant déjà été réalisées ou programmées.
Des destructions d’une gravité inédite sur le plan environnemental
Cette facture financière s’inscrit dans le contexte d’un été marqué par une sécheresse intense et des vagues de chaleur successives. Près de 100 000 hectares de zones boisées sont partis en fumée au cours de la saison, constituant un niveau de destruction inédit depuis vingt ans de suivis satellitaires. Le foyer le plus étendu a frappé la Gironde à la mi-juillet, où un incendie d’une ampleur exceptionnelle a dévoré 42 000 hectares, un niveau inégalé depuis 1949. Bien qu’aucun décès n’ait été déploré, les destructions matérielles sont localement très lourdes, à l’image du village du Porge où 180 habitations ont été entièrement détruites par les flammes.
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L’engagement de mesures d’urgence par le gouvernement
Face à la sévérité des dommages, le gouvernement a rapidement déployé un dispositif d’accompagnement pour les zones sinistrées. Lors d’un déplacement effectué sur le terrain au milieu du mois d’août, le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté une série de décisions d’urgence. Le gouvernement a engagé un plan d’urgence incluant 12 millions d’euros d’aides immédiates pour les zones touchées. Outre ce soutien financier direct, l’exécutif a arrêté des dégrèvements fiscaux à destination des entreprises impactées par les arrêts d’activité, ainsi qu’une procédure accélérée pour l’instruction des permis de construire afin de faciliter la reconstruction des logements détruits.