- La mairie de Hayange (Moselle) a décidé de supprimer les navettes scolaires gratuites qui transportaient les enfants depuis environ trente ans.
- Cette décision concerne 95 élèves âgés de 6 à 11 ans, désormais contraints de se déplacer à pied ou via le réseau public.
- Les parents d’élèves et l’opposition s’inquiètent de la sécurité des trajets, notamment le long d’une route nationale.
- La municipalité invoque des impératifs budgétaires et une réorganisation des compétences territoriales pour justifier cette mesure.
Une décision municipale inattendue

À Hayange, commune de Moselle gérée par le Rassemblement National, la préparation de la rentrée scolaire s’est effectuée dans un climat de vive tension pour près d’une centaine de familles. Au début du mois d’août, les parents d’élèves ont en effet été informés de la suppression définitive du service de navettes scolaires géré par la commune. Ce dispositif de transport local, qui fonctionnait depuis environ trois décennies, permettait de transférer en toute sécurité les jeunes écoliers depuis leur quartier résidentiel jusqu’aux abords immédiats de l’école primaire. Cette interruption soudaine bouleverse l’organisation quotidienne de 95 enfants âgés de 6 à 11 ans, contraignant les familles à réorganiser entièrement leurs trajets matinaux et du soir.
Des inquiétudes majeures concernant la sécurité routière
La fin de ce ramassage dédié suscite une profonde anxiété chez les parents d’élèves, préoccupés par la sécurité de leurs enfants sur la voie publique. Privés de ce transport protecteur, certains écoliers se voient désormais contraints d’effectuer leur trajet à pied le long d’une route nationale à fort trafic. Les représentants des parents ainsi que l’opposition municipale dénoncent un manque flagrant d’aménagements sécurisés pour les piétons. Ils signalent notamment la dangerosité d’un passage piéton situé en bordure de forêt, dépourvu d’éclairage public nocturne, sur un axe routier où la vitesse des véhicules est souvent excessive. Les autres familles doivent quant à elles se tourner vers la ligne de bus Temo, un réseau public jugé inadapté par les parents pour des enfants si jeunes.
Des arguments financiers et techniques avancés par la mairie
Face à la contestation, la municipalité de Hayange défend sa décision en s’appuyant sur des arguments de gestion rigoureuse. Les autorités locales justifient l’abandon des navettes par une nécessaire réorganisation des compétences de transport et la volonté de réaliser des économies sur le budget communal. Pour répondre aux difficultés de déplacement, la mairie assure que la ligne de bus publique Temo et l’accueil périscolaire existants suffisent à absorber le flux d’élèves de manière satisfaisante. Consciente de la sensibilité du sujet, l’équipe municipale a toutefois annoncé la tenue prochaine d’une table ronde. Cette réunion, programmée quelques semaines après la rentrée, doit réunir parents, opposants et représentants de la ville pour dresser un premier bilan de cette transition.