- L’intersyndicale des sapeurs-pompiers annonce un préavis de grève nationale s’étendant du 8 septembre au 20 octobre.
- Les agents réclament un renforcement significatif des effectifs et des budgets après un été marqué par des mégafeux historiques.
- Des rassemblements nationaux sont prévus à Paris entre le 26 et le 29 septembre pour intensifier la mobilisation.
- Les syndicats expriment leur forte déception après un échange infructueux à la mi-août avec Laurent Nuñez.
Une mobilisation après un été de crise majeure

À la suite d’une saison estivale particulièrement éprouvante, marquée par des incendies d’une ampleur inédite sur le territoire national, la colère grandit chez les soldats du feu. L’intersyndicale des sapeurs-pompiers a officiellement annoncé le dépôt d’un préavis de grève nationale s’étendant du 8 septembre au 20 octobre. Cette contestation vise à obtenir des revalorisations budgétaires et humaines indispensables pour faire face à l’intensification des risques climatiques. Les récents événements, notamment le sinistre d’ampleur historique en Gironde, ont mis en lumière les limites des ressources actuelles des services départementaux d’incendie et de secours.
Un calendrier calé sur l’agenda législatif
Le choix de cette période de mobilisation répond à une stratégie politique bien précise visant à peser sur les futures orientations de l’État. Le début du préavis, fixé au 8 septembre, correspond à la présentation officielle du projet de loi de modernisation de la sécurité civile. Sa conclusion, le 20 octobre, coïncide quant à elle avec le vote de la première partie du projet de loi de finances à l’Assemblée nationale. Il est fondamental de maintenir une pression constante sur le gouvernement pendant toute la durée de ces discussions législatives clés. Des actions de mobilisation intensive sont d’ores et déjà programmées à Paris du 26 au 29 septembre.
La gestion de l’État fermement contestée
Pour les représentants syndicaux, le manque d’anticipation des pouvoirs publics face au dérèglement climatique est devenu inacceptable. Peter Gurruchaga, représentant de la CGT-Sdis, a fustigé l’inaction de l’exécutif en affirmant que la catastrophe survenue en Gironde était parfaitement prévisible. De son côté, Stéphane Lessire, délégué Sud-Sdis, a appelé les futurs candidats à l’élection présidentielle à prendre leurs responsabilités face à des dirigeants jugés sourds aux alertes du terrain. Cette exaspération est renforcée par une rencontre jugée décevante à la mi-août avec Laurent Nuñez, qui n’a pas débouché sur les avancées espérées par la profession.
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Un relais politique pour porter les revendications
La détresse exprimée par les sapeurs-pompiers trouve également un écho auprès de certaines figures de l’opposition. Marine Tondelier, candidate des Écologistes à l’élection présidentielle, s’est affichée aux côtés de l’intersyndicale pour réclamer un soutien accru à des équipes de secours trop souvent isolées sur le terrain. La responsable politique redoute qu’une fois la rentrée passée, l’exécutif n’adopte une politique d’évitement face à l’urgence. Pour elle, il s’avère indispensable d’empêcher que le sujet de la sécurité civile ne retombe dans l’oubli après la fin de la saison des feux.