- À la veille d’un déplacement du Premier ministre Sébastien Lecornu à Mayotte, le sénateur Saïd Omar Oili déplore qu’uniquement six ministères sur quatorze aient répondu à sa demande de bilan sur la loi de refondation.
- Les ministères de l’Enseignement supérieur, de la Transition écologique, des Armées et de l’Intérieur figurent parmi les administrations ayant transmis des données chiffrées.
- Le ministère des Outre-mer, tout comme ceux de la Santé et de l’Éducation nationale, fait partie des huit ministères n’ayant apporté aucune réponse à cette sollicitation.
Un bilan gouvernemental lacunaire avant l’arrivée du Premier ministre
À l’approche de la visite officielle du Premier ministre Sébastien Lecornu à Mayotte, prévue les 26 et 27 août 2026, le bilan de l’application de la loi de programmation pour la refondation du territoire suscite des interrogations. Le sénateur Saïd Omar Oili a sollicité quatorze ministères afin d’obtenir un état des lieux précis des actions engagées dans l’île. Or, seuls six ministères ont répondu à cette demande d’information. Parmi les administrations n’ayant transmis aucun retour figurent des portefeuilles clés, dont le ministère des Outre-mer, l’Éducation nationale et la Santé. À l’inverse, l’Enseignement supérieur a détaillé un plan d’investissements de 17,7 millions d’euros pour l’extension de l’Université de Mayotte et de 13,2 millions d’euros pour y créer 150 places supplémentaires. Les ministères de la Transition écologique, des Armées et de l’Intérieur ont également fourni des données sur le traitement des déchets après le cyclone Chido ou sur le déploiement de nouvelles forces de l’ordre.
Un déplacement sous haute attente pour accélérer la reconstruction
Ce manque de coordination et de réactivité de la part de plusieurs ministères accentue les pressions sur le chef du gouvernement à la veille de son arrivée dans le 101ème département français. Le sénateur Saïd Omar Oili a officiellement demandé à Sébastien Lecornu d’exiger un bilan rigoureux de chaque administration concernée. La visite du Premier ministre doit marquer une transition entre les promesses législatives et des réalisations concrètes dotées de financements et de calendriers précis. Alors que les actions de l’État font l’objet de critiques locales en raison de retards dans la reconstruction post-cyclonique, ce déplacement s’annonce décisif pour rassurer les élus et les habitants de l’île sur l’engagement réel de l’exécutif d’ici la fin du quinquennat.