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mardi 8 septembre 2026
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Donald Trump impose le retour de la vapeur sur les porte-avions

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Donald Trump impose le retour de la vapeur sur les porte-avions
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L’essentiel
  • Un mémorandum présidentiel ordonne le remplacement des catapultes électromagnétiques par des systèmes à vapeur sur le futur CVN-81.
  • Le Pentagone dispose de 60 jours pour planifier l’abandon des nouvelles technologies de lancement et des ascenseurs électriques.
  • Ce revirement menace un contrat de 1,2 milliard de dollars déjà réalisé à 50 % par l’entreprise General Atomics.

Une directive présidentielle impose un virage technologique

Donald Trump impose le retour de la vapeur sur les porte-avions

Le président américain a franchi une étape décisive dans sa volonté de transformer la flotte nationale en ordonnant par directive officielle le retour à des technologies navales classiques. Un mémorandum émanant de la Maison-Blanche accorde désormais un délai de 60 jours au Pentagone pour soumettre un plan de transition technique concernant le futur CVN-81. Ce texte exige spécifiquement l’abandon du système de lancement électromagnétique EMALS au profit des anciennes catapultes à vapeur, malgré les performances croissantes de la nouvelle technologie. Parallèlement, les ascenseurs électriques destinés au transfert des munitions devront être remplacés par des dispositifs hydrauliques sur ce bâtiment, alors que les porte-avions CVN-79 et CVN-80 conservent leurs équipements actuels. Cette décision marque un revirement stratégique majeur en imposant un retour forcé à des technologies dont la chaîne de production industrielle est inactive aux États-Unis depuis 2006.

Des conséquences industrielles et budgétaires lourdes

Ce changement de trajectoire impose des contraintes techniques et financières critiques alors que la construction du navire est déjà engagée. L’entreprise General Atomics, qui a obtenu un contrat d’intégration de 1,2 milliard de dollars en 2023, a déjà réalisé près de la moitié de la production des équipements désormais remis en cause. Réintroduire des générateurs de vapeur dans une structure conçue pour une architecture électrique obligerait les ingénieurs à redessiner l’intégralité des volumes internes et des interfaces avec les chaufferies nucléaires du bâtiment. Ce processus pourrait engendrer des délais supplémentaires de près de dix ans et des surcoûts se comptant en milliards de dollars. L’appareil politico-militaire craint désormais une déstabilisation de la base industrielle, tandis que des partenaires comme la France maintiennent leur confiance dans les systèmes électromagnétiques pour le futur porte-avions France Libre.

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Écrit par
Nadia Belkacem

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