- Un arrêté publié au Journal officiel modifie le mode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) à partir du 1er janvier 2027.
- Le facteur de conversion de l’électricité va passer de 1,9 à 1,7 afin de réduire l’avantage comparatif du gaz naturel.
- Cette modification technique va permettre de sortir mécaniquement 125 000 logements de la catégorie des passoires énergétiques.
Un nouveau mode de calcul pour le DPE

Le gouvernement poursuit sa transition vers la décarbonation du secteur du bâtiment en modifiant les règles d’évaluation énergétique. Selon un arrêté publié le mercredi 26 août 2026, la méthode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) va être révisée pour favoriser l’usage de l’électricité au détriment du gaz. Le texte prévoit d’abaisser le facteur de conversion de l’électricité de 1,9 à 1,7 à compter du 1er janvier 2027. Ce coefficient, qui pénalisait auparavant l’électricité par rapport au gaz naturel (dont le facteur reste fixé à 1), avait déjà été réduit de 2,3 à 1,9 au début de l’année 2025. Par cette décision réglementaire, les pouvoirs publics cherchent à inciter les propriétaires à privilégier les systèmes de chauffage électrique dans le cadre de leur plan d’électrification.
Une baisse mécanique du nombre de passoires thermiques
Cette révision technique aura un impact direct sur la notation de nombreux biens immobiliers en France. Selon une étude d’impact transmise au Conseil supérieur de l’énergie, l’ajustement de ce coefficient va améliorer artificiellement l’étiquette énergétique d’une part significative du parc immobilier. L’abaissement du facteur de conversion entraînera une réduction de 14 % du nombre de passoires énergétiques au sein du parc locatif privé. Ce changement de notation va ainsi permettre à environ 125 000 logements de sortir des catégories les plus énergivores sans que les propriétaires n’aient à réaliser de travaux de rénovation thermique. Cette mesure apporte un assouplissement important pour les bailleurs concernés par le calendrier réglementaire d’interdiction de location des logements mal classés.