- Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réitéré vendredi son rejet de l’accord-cadre de paix parrainé par les États-Unis.
- Ce projet prévoit le retour de l’armée libanaise dans le Sud sous réserve du désarmement de la milice chiite.
- Le conflit avec Israël a causé plus de 4 300 morts au Liban depuis le début de l’offensive en mars.
Le refus catégorique du Hezbollah

Dans une allocution diffusée le vendredi 28 août 2026 sur la chaîne al-Manar, le leader du Hezbollah, Naïm Qassem, a fermement rejeté l’accord-cadre conclu le 26 juin sous l’égide des États-Unis. Qualifiant ce texte d’« illégitime, illégal et humiliant », le chef de l’organisation chiite a appelé ses partisans à faire échouer ce projet de règlement. Naïm Qassem a affirmé que son mouvement, bien qu’affaibli par les combats contre l’armée israélienne, refusait catégoriquement de se rendre. Ce plan de paix prévoit notamment que les forces armées libanaises reprennent le contrôle de la région frontalière du Sud-Liban, à la condition expresse que le Hezbollah accepte de déposer les armes, en commençant par des secteurs désignés comme des « zones pilotes ».
Un contexte sécuritaire toujours sous haute tension
Ce blocage politique intervient alors que le Sud-Liban reste le théâtre de violences régulières malgré l’accord signé en juin. Depuis le déclenchement de l’offensive israélienne le 2 mars 2026, lancée en réponse aux frappes du Hezbollah, les hostilités ont fait plus de 4 300 morts selon les autorités libanaises. L’armée israélienne maintient toujours une zone de sécurité dans le sud du pays où ses troupes restent activement déployées. Bien que l’intensité des combats ait globalement diminué ces dernières semaines, la persistance de raids aériens israéliens sporadiques, dont un a coûté la vie à une femme ce vendredi, illustre la fragilité extrême de la trêve et l’impasse des négociations.