- L’administration de Donald Trump s’apprête à dévoiler un vaste plan de sanctions pour isoler économiquement l’Iran.
- Le Trésor américain évoque un plan ciblant l’ensemble des flux financiers soutenant le régime de Téhéran.
- L’économie iranienne souffre déjà d’une chute de ses exportations pétrolières, tombées à 0,4 million de barils par jour.
Une offensive économique américaine d’une ampleur inédite
L’administration américaine prépare le lancement d’une vaste campagne d’isolement économique à l’encontre de l’Iran. Qualifiée de « D-Day économique » par le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, cette stratégie vise à couper l’ensemble des liens financiers et commerciaux qui soutiennent le gouvernement iranien. Donald Trump a affirmé que l’Iran subissait un effondrement économique majeur, le président américain choisissant de renforcer la pression financière pour faire plier Téhéran dans le cadre du conflit au Moyen-Orient. De leur côté, les autorités iraniennes ont vivement rejeté ces nouvelles menaces d’isolement, les qualifiant d’aveu de faiblesse de la part de Washington, tout en prévenant que tout État participant à cette pression économique serait traité comme un adversaire.
Un pays déjà asphyxié par la crise monétaire et pétrolière
Cette nouvelle vague de restrictions intervient alors que la situation financière de Téhéran s’est considérablement dégradée au cours des dernières semaines. Sous l’effet des restrictions maritimes et des blocus, les ventes d’hydrocarbures iraniens ont dégringolé, passant de 2 millions de barils quotidiens avant le début des hostilités à seulement 0,4 million au milieu du mois d’août. Dans le même temps, la monnaie nationale s’est effondrée pour dépasser le seuil des 2 millions de rials pour un dollar américain sur le marché parallèle. Cette dévaluation brutale pèse lourdement sur le quotidien de la population iranienne, contrainte de réduire ses dépenses essentielles face à la flambée du coût de la vie. Malgré ces fragilités internes et les mouvements de contestation récents, plusieurs spécialistes doutent néanmoins que ces mesures financières suffisent à modifier la stratégie politique du régime.