- Le porte-parole de l’institution militaire iranienne, Ebrahim Zolfaghari, a déclaré que l’Iran avait besoin d’armes nucléaires pour « contrer la folie » israélienne.
- Cette affirmation répond aux propos du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui avait affirmé qu’un Iran doté d’armes nucléaires signifierait la fin d’Israël.
- Il s’agit d’une déclaration claire et peu commune, l’Iran s’étant traditionnellement défendu de vouloir se doter de cette arme, préférant le nucléaire civil.
L’Iran revendique l’arme nucléaire comme moyen de dissuasion
Le quartier général central Khatam el-Anbiya de l’armée iranienne a publiquement affirmé samedi la nécessité pour l’Iran de se doter d’armes nucléaires. Par la voix de son porte-parole, Ebrahim Zolfaghari, l’institution militaire a déclaré sur son compte X que ces capacités sont indispensables « pour contrer la folie » israélienne. Cette prise de position intervient en réponse aux récentes déclarations du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui avait prévenu que « des armes nucléaires aux mains de l’Iran signifieraient la fin d’Israël ».
Dans son message, M. Zolfaghari a directement interpellé le dirigeant israélien, l’accusant d’avoir « déjà dévasté Gaza, la Palestine et le Liban », et de chercher désormais à détruire l’Iran. Il a insisté sur le fait que la capacité nucléaire est envisagée comme un moyen de dissuasion essentiel contre toute agression future. Cette déclaration marque un tournant, l’Iran s’étant par le passé toujours défendu de vouloir se doter de l’arme atomique, affirmant se suffire du nucléaire civil. Une affirmation aussi explicite est jugée peu commune par les observateurs.
Un contexte de tensions exacerbées et de politique ferme
Cette déclaration intervient dans un contexte de conflit armé entre Israël, les États-Unis et l’Iran, qui a débuté le 28 février 2026. Le programme nucléaire iranien est une des causes majeures de cette offensive, bien que le contrôle du détroit d’Ormuz ait également dominé l’actualité. En mai 2025, une frappe israélienne avait ciblé des sites nucléaires iraniens, sans qu’il n’y ait de certitude quant à l’étendue réelle des destructions.
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Parallèlement, le gouvernement iranien a réitéré samedi son engagement à faire preuve de fermeté face aux sanctions américaines et aux « complots » qu’il attribue aux États-Unis et à Israël. Il a souligné que la diplomatie et la défense sont des outils « complémentaires, coordonnés et indissociables » pour protéger les intérêts nationaux et l’intégrité territoriale du pays. La situation entre Washington et Téhéran s’est à nouveau dégradée après des frappes américaines et des ripostes iraniennes dans le Golfe, succédant à un accord de principe de juin dernier qui n’a pas abouti, sous la présidence de Donald Trump.