- La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, conteste le plafonnement des arrêts maladie et les coupes budgétaires envisagées par l’exécutif.
- Face aux hausses de 17 % sur l’énergie et de 6 % sur l’alimentation, le syndicat réclame le blocage des prix et la taxation des superprofits.
- L’organisation s’oppose à toute baisse des cotisations et demande une hausse générale des salaires bruts.
- Selon la CGT, un salarié sur deux présente des signes de détresse psychologique et un tiers se dit proche du burn-out.
Arrêts maladie : la CGT dénonce un durcissement des règles

Alors que la première prescription d’un arrêt de travail est désormais limitée à une durée maximale d’un mois avant tout renouvellement, la Confédération générale du travail s’oppose fermement aux nouvelles orientations budgétaires de l’exécutif. Le gouvernement envisage en effet d’inscrire de nouvelles coupes financières dans son futur projet de budget pour contenir les dépenses publiques de santé. Sophie Binet alerte sur le fait qu’un salarié sur deux présente des signes de détresse psychologique au travail et qu’un tiers se déclare au bord du burn-out. Pour la dirigeante syndicale, le durcissement de la réglementation ne règle en rien le problème de fond, imputable selon elle à une détérioration continue des conditions d’exercice professionnel et à l’obligation de faire plus avec moins de ressources.
Pouvoir d’achat : des demandes de blocage tarifaire
Le contexte économique de rentrée demeure fortement marqué par les difficultés liées au pouvoir d’achat des ménages. Avec des hausses de prix atteignant 6 % sur les produits frais et 17 % sur l’énergie, le maintien annoncé des aides financières ciblées comme le chèque énergie ou l’aide aux carburants ne répond pas à l’ampleur des besoins selon le syndicat. La secrétaire générale de la CGT juge ces dispositifs d’urgence insuffisants et préconise un blocage net des prix des carburants ainsi qu’un encadrement des produits alimentaires. La centrale pointe du doigt les profits et les marges arrière réalisés par la grande distribution et l’industrie agroalimentaire, appelant à taxer les superprofits pour préserver l’accès aux biens de consommation essentiels.
Salaires : le refus d’une baisse des cotisations
En parallèle, le débat politique s’anime autour de la distinction entre salaire net et salaire brut, certains responsables suggérant un rapprochement des deux montants pour redonner des marges financières directes aux travailleurs. Cette piste est vivement rejetée par l’organisation syndicale, qui y voit une menace pour le système de solidarité nationale. La CGT rappelle que le salaire brut constitue le socle des cotisations indispensables au financement de la retraite, de l’assurance chômage et de la santé. Selon le syndicat, la priorité doit rester la revalorisation générale des salaires bruts afin de garantir la justice sociale et de pérenniser les droits des salariés.