- Sept candidats ou prétendants à l’élection présidentielle de 2027 se réunissent ce mercredi à l’université d’été du Medef.
- La directrice générale de la sécurité intérieure a alerté sur une hausse spectaculaire des ingérences étrangères en France depuis 2023.
- Selon la Croix-Rouge, le nombre de conflits internationaux est passé de 30 à près de 120 en l’espace de trente ans.
Une rentrée politique sous le signe des tensions internationales

L’université d’été du Medef accueille ce mercredi après-midi les premiers échanges d’envergure entre les prétendants à l’élection présidentielle de 2027. Sept candidats déclarés ou pressentis se réunissent pour aborder les grands défis économiques et géopolitiques du pays. Cette rencontre survient dans un contexte de forte instabilité internationale, exacerbée par les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient. Récemment, la direction générale de la sécurité intérieure a signalé une augmentation rapide des ingérences étrangères sur le territoire français, un constat de menace hybride également partagé par les services de renseignement allemands.
Le poids inédit de la géopolitique sur le scrutin de 2027
Cette accumulation de crises mondiales influence désormais directement les préoccupations quotidiennes et le pouvoir d’achat des citoyens français. La superposition des conflits internationaux, dont le nombre a quadruplé en trente ans, pèse de plus en plus sur le choix des électeurs. Alors que la France représente aujourd’hui environ 3 % du produit intérieur brut mondial, la capacité des candidats à s’imposer face à des dirigeants étrangers comme Vladimir Poutine ou Donald Trump devient un facteur clé de différenciation. Les décisions à venir, notamment sur le degré de soutien à l’Ukraine ou l’avenir des alliances historiques, imposeront des arbitrages d’une radicalité inédite au futur chef de l’État.