- La Maison-Blanche publie un document de 24 pages pour orienter la recherche scientifique vers la sécurité nationale.
- Le plan privilégie les modèles de fondation massifs portés par les leaders américains de l’intelligence artificielle.
- Michael Schiffer, ancien cadre du Pentagone, alerte sur l’absence des logiciels libres dans ces nouvelles orientations.
Un nouveau cadre pour la supériorité technologique américaine

L’administration américaine a rendu publique sa « National Security Science & Technology Strategy », un cadre stratégique de 24 pages destiné à coordonner les avancées technologiques avec les impératifs de défense des États-Unis. Ce texte définit les priorités de l’exécutif pour l’année 2025, en mettant l’accent sur la compétition technologique directe avec la Chine. Les secteurs identifiés comme critiques incluent l’espace, les opérations sous-marines et le développement massif de l’intelligence artificielle. Le gouvernement entend ainsi accélérer l’intégration des technologies émergentes au sein de l’appareil militaire pour maintenir sa supériorité opérationnelle face aux puissances rivales. En parallèle, une attention particulière est portée aux interfaces neuronales homme·machine, un domaine soutenu par des figures influentes comme Elon Musk.
Une orientation industrielle ciblant les grands modèles d’IA
Cette nouvelle doctrine marque un tournant en privilégiant les modèles de fondation fermés, tels que ceux développés par OpenAI ou Anthropic, au détriment des architectures à « poids ouverts » ou des logiciels libres. Ce choix stratégique favorise les acteurs disposant de capacités de calcul et d’infrastructures de données massives, mais soulève des critiques quant à une possible concentration du secteur. Certains experts, à l’instar de Michael Schiffer, craignent que cette approche n’entrave l’innovation et ne profite indirectement à Pékin en négligeant des solutions plus agiles. Le Pentagone prévoit néanmoins de faciliter l’accès des start-up de défense aux marchés publics afin de stimuler l’usage de drones autonomes et de systèmes robotisés collectifs. L’objectif final reste le déploiement de systèmes peu coûteux et nombreux pour renforcer la dissuasion dans la zone Indo-Pacifique.