- Les États-Unis déclarent une « guerre économique totale » contre l’Iran.
- L’administration américaine initie une offensive politique et juridique contre la Cour pénale internationale.
- Le Canada a maintenu sa position face aux taxes imposées par Washington, appliquant des mesures réciproques.
Les États-Unis intensifient leur pression sur l’Iran et visent la CPI

L’administration américaine a récemment annoncé une nouvelle stratégie à l’encontre de l’Iran, décrétant une « guerre économique totale ». Cette décision fait suite à l’enlisement d’un conflit militaire initié il y a plus de six mois et à l’échec des tentatives de négociation. Washington menace désormais de sanctionner tout pays entretenant des relations commerciales avec Téhéran. Cette troisième option intervient après que la solution militaire initiale n’a pas produit les résultats escomptés et que les efforts diplomatiques ont échoué, l’Iran ayant montré peu d’empressement à conclure un accord après deux conflits en juin 2025 et février 2026. Parallèlement, les États-Unis ont ouvert un nouveau front, cette fois politique et juridique, contre la Cour pénale internationale (CPI). Un membre influent du Congrès, Marco Rubio, a clairement exprimé l’intention de « démanteler » l’institution, lui reprochant notamment d’avoir mis en cause l’armée américaine et d’avoir émis un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien, allié de Washington.
Implications internationales et résistances diplomatiques
Cette escalade de la politique étrangère américaine devrait entraîner des répercussions significatives à l’échelle mondiale. Si certains alliés européens pourraient suivre les directives de Donald Trump pour éviter de le contrarier, la Chine devrait sans aucun doute résister à ces pressions. Pékin, pour des raisons géopolitiques et de politique intérieure, notamment son besoin en pétrole iranien et sa volonté de ne pas céder face à la puissance américaine, est en position de force. Il semble peu probable que Washington engage une guerre commerciale totale avec Pékin à ce sujet, d’autant plus que Donald Trump attend le président Xi Jinping fin septembre aux États-Unis pour obtenir des concessions économiques. L’offensive contre la CPI constitue également un test pour l’Union européenne, traditionnellement attachée au droit international, qui devra choisir entre une résistance ferme ou une critique plus nuancée. En outre, l’exemple du Canada, dont le Premier ministre Marc Carney a récemment appliqué des taxes réciproques face aux mesures américaines, démontre qu’une résistance aux pressions de Washington est possible, même si le coût économique peut être élevé pour les deux parties.