- Les États-Unis s’apprêtent à annoncer des sanctions financières inédites contre l’Iran, qualifiées de « D-Day économique » par le secrétaire au Trésor Scott Bessent.
- Le président iranien Massoud Pezeshkian concède de graves difficultés économiques, marquées par une inflation de 66 % et l’effondrement de la monnaie nationale.
- Face à cette escalade, les Émirats arabes unis suspendent leurs échanges avec Téhéran, tandis que des médiateurs d’Oman et du Pakistan tentent d’intervenir.
Nouvelle offensive financière contre Téhéran
Le président américain Donald Trump a affirmé que l’Iran « s’effondrait complètement », peu avant la présentation par Washington de sanctions économiques massives. Qualifiée de « D-Day économique » par le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, cette offensive vise à asphyxier financièrement Téhéran en ciblant ses derniers canaux d’échanges internationaux. Les autorités américaines affirment avoir déjà largement neutralisé les capacités militaires et le programme nucléaire iraniens. En réponse, Téhéran a balayé ces menaces, qualifiant les mesures de « terrorisme économique » et de preuve d’échec de la part de Washington. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a contesté le discours de victoire américain, s’interrogeant sur la nécessité d’une telle agression financière si les objectifs militaires des États-Unis avaient réellement été atteints.
Un isolement accru et des répercussions régionales
Cette confrontation asphyxie progressivement l’économie iranienne, déjà fragilisée par un blocus qui a fait chuter ses exportations de pétrole de deux millions à 400 000 barils par jour. Le pays fait face à une inflation de 66 % et à une dépréciation historique du rial, contraignant le président Massoud Pezeshkian à reconnaître des « difficultés économiques majeures ». L’alignement des Émirats arabes unis, qui ont suspendu leurs transactions avec l’Iran, accentue l’isolement du pays alors que le détroit d’Ormuz reste verrouillé par Téhéran. Pour tenter d’amorcer une désescalade, des initiatives diplomatiques se dessinent avec les visites prévues à Téhéran du chef de la diplomatie d’Oman et du chef de l’armée pakistanaise, dont le pays agit comme médiateur dans ce conflit régional débuté fin février.