- Une surcouche de sécurité développée par l’entreprise lyonnaise CommonIT protège désormais les accès web de plusieurs institutions stratégiques, dont le ministère des Affaires étrangères.
- Certifiée par l’Anssi, la technologie Virtual Browser isole la navigation sur un serveur distant pour neutraliser les cyberattaques avant qu’elles n’atteignent les ordinateurs.
- Déjà adoptée par 150 000 utilisateurs en Europe, notamment chez Thales, Dassault Aviation ou Safran, la solution vise une ouverture aux PME d’ici 2027.
Une protection renforcée pour les organismes stratégiques
Face à la recrudescence des menaces informatiques, les institutions publiques et les entreprises stratégiques renforcent la sécurité de leurs accès au réseau Internet. Afin de prémunir leurs infrastructures critiques contre les attaques en ligne, plusieurs services d’État, dont le ministère des Affaires étrangères, ainsi que des fleurons de l’industrie de la défense ont opté pour la solution Virtual Browser. Fruit de cinq années de recherche et développement menées par la société lyonnaise CommonIT, cette technologie française bénéficie d’une certification délivrée par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi). Elle répond à l’exigence de sécurisation des outils numériques au sein des instances les plus sensibles du territoire.
Un principe d’isolation intégrale sur serveur distant
Contrairement à ce que son nom suggère, Virtual Browser ne constitue pas un nouveau navigateur Internet indépendant. Il s’agit d’une surcouche de sécurité invisible qui s’intègre directement aux navigateurs du marché tels que Google Chrome, Mozilla Firefox, Safari ou Microsoft Edge. Son fonctionnement repose sur une technologie d’isolation totale : lorsqu’un utilisateur consulte un site web, la page est exécutée sur un serveur distant qui ne transmet à la machine physique qu’un simple flux visuel. En cas de consultation d’un site piégé ou infecté, le code malveillant reste consigné sur le serveur distant sans jamais parvenir jusqu’au réseau local ou au poste de travail de l’agent.
Blocage du phishing et perspectives d’extension aux PME
Le dispositif intègre également des fonctionnalités spécifiques pour parer aux tentatives de vol de données sensibles. En cas de détection d’un site d’hameçonnage, le système peut interdire la saisie au clavier afin d’empêcher les utilisateurs de transmettre leurs identifiants à leur insu. Toutes les données de session et les traces de navigation sont par ailleurs supprimées dès la fermeture de la fenêtre de consultation. À ce jour, la solution compte environ 150 000 utilisateurs en Europe et équipe des acteurs industriels d’envergure comme Thales, Dassault Aviation, Naval Group, Safran ou Orano. L’entreprise développeuse prévoit d’adapter cette formule d’ici 2027 afin de la rendre accessible aux petites et moyennes entreprises (PME) ainsi qu’aux entreprises de taille intermédiaire (ETI).