- Après 32 ans de carrière chez Air France, une ancienne hôtesse de l’air perçoit une pension globale de 2 700 euros nets par mois.
- Avec un dernier salaire net de 3 084 euros, son taux de remplacement atteint 87,5 %, supérieur à la moyenne de l’OCDE (74 %).
- Sa pension réunit deux versements complémentaires : la CNAV à hauteur de 1 200 euros et la CRPN pour 1 500 euros.
Une perte de pouvoir d’achat contenue lors de la fin d’activité
Partie à la retraite à l’âge de 62 ans, peu avant l’entrée en vigueur de la dernière réforme des retraites, une ancienne hôtesse de l’air ayant accompli 32 ans de service chez Air France bénéficie d’une pension à taux plein. Née en décembre 1960, cette professionnelle a validé la totalité des trimestres requis au cours de sa carrière professionnelle achevée en 2023. En percevant 2 700 euros nets mensuels pour un ultime salaire net de 3 084 euros, son écart de revenus s’établit à environ 350 euros par mois. Le taux de remplacement constaté atteint 87,5 %, soit une baisse de revenu mesurée d’environ 350 euros par mois. Ce niveau se situe au-dessus de la moyenne de 74 % recensée par l’OCDE pour l’ensemble des salariés.
L’architecture bilatérale de la pension du personnel navigant
Le montant perçu chaque mois découle d’un système de financement propre aux professions du secteur aérien commercial. La pension de base versée par la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) s’élève à 1 200 euros nets. Elle est complétée à hauteur de 1 500 euros par la Caisse de retraite du personnel navigant (CRPN), l’organisme spécifique qui recouvre l’ensemble des navigants professionnels (pilotes, stewards, chefs de cabine), indépendamment du statut public ou privé de leur entreprise. La pension repose majoritairement sur la Caisse de retraite du Personnel Navigant, un organisme propre au secteur aérien. De manière ponctuelle, un versement unique de 1 900 euros a également été effectué par l’Agirc-Arrco en 2023 au titre de cotisations issues d’emplois étudiants antérieurs à son entrée dans l’aviation.
L’impact de la structure des revenus de fin de carrière
La proximité entre le dernier niveau de rémunération et le montant de la retraite s’explique également par la composition particulière des salaires au sein du personnel navigant. En fin de parcours, le salaire brut affichait 3 954 euros, tandis que le revenu net oscillait habituellement entre 2 900 et 3 200 euros selon l’activité mensuelle. Les éléments variables de rémunération, tels que les primes de vol et les indemnités d’escale, façonnent le revenu global en fin de carrière. La rémunération globale intègre des primes variables ajustées selon le volume d’heures de vol, la typologie des trajets (court, moyen ou long-courrier) et la majoration des heures nocturnes, complétées par une rémunération minimale garantie en cas d’impossibilité de voler ainsi que par le remboursement des frais d’escale à l’étranger.