- Le député Renaissance Sylvain Maillard s’oppose fermement au projet de réforme des successions porté par La France insoumise.
- La proposition de gauche prévoit de plafonner l’héritage et de taxer à 100 % la part supérieure à 12 millions d’euros.
- Selon l’élu de la majorité, cette mesure risquerait de menacer la survie de nombreuses entreprises lors des transmissions familiales.
Un débat récurrent sur la fiscalité des successions

Le débat sur la fiscalité du patrimoine et des transmissions se réinvite dans l’arène politique française. La France insoumise (LFI) défend une révision profonde du système d’imposition sur les successions, axée sur une redistribution accrue des richesses. Cette proposition de la formation de gauche vise à instaurer un plafond maximal d’héritage fixé à 12 millions d’euros, au-delà duquel l’État s’approprierait l’intégralité des sommes. Pour les promoteurs de ce projet, il s’agit d’un outil de justice sociale destiné à réduire les inégalités patrimoniales croissantes, un sujet régulièrement débattu lors des consultations électorales.
Les craintes pour le tissu économique français
La réaction de la majorité présidentielle ne s’est pas fait attendre. Sylvain Maillard, député du parti Renaissance, a vivement critiqué cette perspective qu’il juge punitive pour l’économie nationale. Le parlementaire craint qu’une telle taxation n’entraîne la disparition d’un nombre important d’entreprises sur le territoire national. Selon lui, cette mesure ignore la réalité opérationnelle des chefs d’entreprise, dont la fortune est majoritairement investie dans l’outil de travail lui-même et non sous forme de liquidités immédiatement disponibles.
La problématique de la pérennité des entreprises familiales
Les critiques portées contre le projet de plafonnement mettent en lumière la vulnérabilité des structures familiales lors des successions. En France, de nombreuses entreprises de taille intermédiaire (ETI) et petites et moyennes entreprises (PME) reposent sur un actionnariat familial stable. En cas de mise en œuvre d’un taux de taxation à 100 % au-dessus du seuil proposé, les héritiers pourraient se voir contraints de vendre l’entreprise pour payer l’impôt. Cette situation, selon les défenseurs de l’actionnariat familial, risquerait de favoriser le rachat de fleurons industriels par des fonds d’investissement étrangers ou de mener à leur démantèlement pur et simple.