- Les confédérations européenne (UEFA), asiatique (AFC) et nord-américaine (Concacaf) discuteraient d’une motion de censure contre Gianni Infantino.
- Cette initiative fait suite aux tensions créées par le projet avorté d’introduction d’investisseurs privés au sein de la FIFA.
- Une procédure de Congrès extraordinaire nécessite la demande écrite d’au moins un cinquième des 211 associations membres.
- Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a confirmé que le président de la FIFA conservait le soutien de l’Afrique.
Une alliance inédite face à Gianni Infantino
La présidence de la FIFA traverse une zone de turbulences institutionnelles majeures. Les dirigeants de trois des principales instances du football mondial, l’UEFA, l’AFC et la Concacaf, examineraient l’éventualité de déposer un vote de défiance. Une motion de censure pourrait être envisagée par trois puissantes confédérations pour fragiliser la présidence de Gianni Infantino. Cette contestation intervient après l’échec d’un projet controversé d’ouverture de l’instance internationale à des investisseurs privés.
Les rumeurs d’une concertation entre ces trois organisations se sont intensifiées en marge de la rencontre de Supercoupe d’Europe du 12 août 2026 entre le Paris SG et Aston Villa. Confronté à des critiques grandissantes, le dirigeant italo-suisse envisage toujours de briguer un nouveau mandat en mars prochain. Selon une source proche du dossier, le président sortant se retrouverait face à une alternative claire : choisir une sortie pacifique en renonçant à se représenter, ou faire face à l’épreuve de force d’un vote de défiance.
Un cadre institutionnel rigide
Bien que l’hypothèse d’une motion de censure soit discutée, la réglementation en vigueur présente des limites juridiques. Les statuts de la FIFA ne contiennent aucune disposition spécifique relative au vote d’une motion de censure contre son dirigeant. Toutefois, des recours statutaires existent : le Conseil de l’instance peut convoquer un Congrès extraordinaire à tout moment, et se trouve contraint de le faire si au moins un cinquième des 211 associations membres en soumettent la demande écrite.
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Dans ce cas de figure, l’assemblée générale doit se tenir dans un délai maximal de trois mois, chaque fédération nationale disposant d’une voix. Sollicitée à ce sujet, l’UEFA s’est référée à une déclaration antérieure soulignant que l’examen de la gouvernance de la FIFA devait être « approfondi et fondamental » et qu’« aucune option ne devrait être exclue ». La Concacaf a également renvoyé vers une prise de position commune évoquant une « grave rupture de confiance », tandis que l’AFC n’a pas réagi immédiatement.
Un rapport de force encore incertain
Malgré l’opposition affichée par ces trois acteurs majeurs du football mondial, la concrétisation de cette offensive reste sujette à caution. Malgré la fronde de trois confédérations majeures, aucun candidat concurrent ne s’est officiellement déclaré avant la date limite du 18 novembre. Gianni Infantino conserve en effet des appuis stratégiques importants sur la scène internationale.
Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a ainsi rappelé que le patron de la FIFA continuait de bénéficier du soutien des fédérations africaines. Selon le dirigeant de la CAF, l’avenir politique du président sortant doit se déterminer démocratiquement dans les urnes lors du prochain scrutin électoral.