- Un piratage informatique touchant la DGFiP affecte 678 000 particuliers et entreprises.
- La Direction générale des finances publiques informe les usagers concernés par courriel à partir du 17 août.
- Les spécialistes de la cybersécurité mettent en garde contre les vagues de hameçonnage opportunistes.
- L’administration rappelle qu’elle ne sollicite jamais de données confidentielles par SMS ou courriel.
Une fuite de données massive au sein de l’administration fiscale
À compter du lundi 17 août, les usagers dont les données fiscales ont été compromises lors d’un piratage informatique touchant la Direction générale des finances publiques (DGFiP) reçoivent une notification officielle par voie électronique. Un total de 678 000 particuliers et entreprises est concerné par cette fuite de données. Chaque victime se voit préciser individuellement la nature des informations susceptibles d’avoir été consultées ou extraites, accompagnées des premières consignes de prudence transmises par l’administration.
Gare aux tentatives de hameçonnage opportunistes
Dans le sillage de cette alerte, les spécialistes en sécurité informatique redoutent une multiplication des attaques d’escrocs cherchant à tirer profit de la situation. Des campagnes de faux courriels incitant à vérifier son statut d’exposition pourraient rapidement faire leur apparition. L’administration fiscale ne sollicite jamais de données confidentielles par courriel, SMS ou téléphone. Face à ce risque, les experts rappellent qu’il ne faut jamais cliquer sur les liens intégrés dans des messages reçus. La conduite à tenir consiste à saisir directement l’adresse officielle du portail public sur son navigateur et à utiliser exclusivement la messagerie sécurisée de l’espace impôts.gouv.
Des mesures recommandées pour protéger ses comptes
Pour limiter les conséquences de cette fuite d’informations, plusieurs dispositions préventives sont préconisées. La modification du mot de passe de connexion au site des impôts et la création éventuelle d’une adresse électronique dédiée aux communications fiscales constituent un premier niveau de protection. Par ailleurs, un suivi vigilant de sa situation financière est vivement recommandé. La consultation du fichier national des comptes bancaires (Ficoba) permet notamment de s’assurer qu’aucun compte frauduleux n’a été ouvert à votre nom. Enfin, une vigilance accrue est conseillée aux profils les plus exposés afin de prévenir tout risque d’usurpation d’identité ou de ciblage malveillant.