- La France réaffirme son engagement en faveur de la justice internationale à l’occasion des 80 ans de la Cour internationale de Justice (CIJ).
- Le diplomate et juriste François Alabrune est le candidat français pour un mandat de juge allant de 2027 à 2036.
- L’élection se déroulera à New York en novembre 2026 sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies.
Un engagement renouvelé en faveur du droit international
Alors que la Cour internationale de Justice célèbre ses 80 ans d’existence, la diplomatie française réaffirme la centralité des normes juridiques dans sa stratégie internationale. Dans un contexte mondial marqué par des remises en cause répétées des règles multilatérales, la France réaffirme la primauté du droit international comme boussole diplomatique face aux multiples crises contemporaines. De la guerre en Ukraine aux tensions au Proche et Moyen-Orient, en passant par la situation en Arménie, au Venezuela ou la régulation du commerce mondial, Paris défend l’idée d’un langage juridique commun. Cet attachement avait notamment été rappelé par le président de la République, Emmanuel Macron, qui soulignait en août 2023 la mobilisation constante du pays en faveur de l’autorité des décisions judiciaires internationales.
Une candidature diplomatique pour le siège de La Haye
C’est dans cette perspective de soutien aux institutions multilatérales que s’inscrit la présentation du candidat français au sein de l’Organisation des Nations Unies. Le juriste et diplomate François Alabrune postule à un siège de juge à la CIJ pour la période s’étendant de 2027 à 2036. Actuel ambassadeur de France aux Pays-Bas, François Alabrune a été sélectionné par le Groupe national français de la Cour permanente d’arbitrage à l’issue de consultations menées auprès des cours suprêmes et des universités françaises. L’élection officielle se tiendra à New York en novembre 2026.
Une institution judiciaire face aux tensions géopolitiques
Créée en 1945 et siégeant à La Haye, la Cour internationale de Justice constitue le principal organe judiciaire des Nations Unies. Composée de quinze juges élus pour neuf ans, elle dispose d’une double mission : trancher les différends juridiques entre les États qui acceptent sa compétence et émettre des avis consultatifs à la demande des instances de l’ONU. L’organe judiciaire principal de l’ONU fait face à une activité croissante dans un contexte d’incertitude globale, témoignant d’une confiance continue des États malgré les fragilités actuelles. Pour le candidat français, la CIJ doit demeurer une juridiction forte, indépendante et accessible à tous, représentative de la diversité des traditions juridiques mondiales.