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lundi 14 septembre 2026
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Élection présidentielle 2027 : le paysage des candidatures déclarées se précise

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Élection présidentielle 2027 : le paysage des candidatures déclarées se précise
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L’essentiel
  • L’élection présidentielle se tiendra les 18 avril et 2 mai 2027, et la validation finale dépendra de l’obtention de 500 parrainages d’élus d’ici le 12 mars 2027.
  • Au sein du bloc central, deux anciens Premiers ministres, Édouard Philippe et Gabriel Attal, se sont d’ores et déjà déclarés candidats.
  • Au Rassemblement national, Marine Le Pen maintient sa candidature malgré ses procédures judiciaires, tandis que Jean-Luc Mélenchon mènera de nouveau La France insoumise.
  • Le Parti socialiste prévoit une primaire à l’automne 2026, à laquelle refuse de participer l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, également en lice.

Les règles de validation et le calendrier électoral

L’échéance présidentielle de 2027 se précise avec la publication des dates officielles par le ministère de l’Intérieur. Le premier tour de scrutin est fixé au 18 avril, tandis que le second tour se tiendra le 2 mai 2027. Cependant, l’accès définitif à la course élyséenne reste conditionné à un filtrage rigoureux. Pour figurer sur le bulletin de vote officiel, chaque postulant doit recueillir au moins 500 signatures d’élus locaux. Ces parrainages doivent provenir d’au minimum 30 départements ou collectivités d’outre-mer différents, avec une limite stricte interdisant de concentrer plus d’un dixième des signatures au sein d’un même territoire. Les prétendants ont jusqu’au 12 mars 2027 à 18 heures pour soumettre leurs parrainages au Conseil constitutionnel, seule institution habilitée à valider la liste finale.

Duel d’anciens Premiers ministres au sein du bloc central

Au sein de la majorité sortante et de ses alliés, la compétition s’annonce particulièrement intense entre deux figures majeures du macronisme. Édouard Philippe, ancien chef du gouvernement et actuel maire du Havre à la tête du parti Horizons, a ouvert le bal dès septembre 2024 en officialisant ses ambitions nationales. Face à lui, Gabriel Attal, qui a pris le secrétariat général de Renaissance, s’est également déclaré candidat le 22 mai 2026. Cette double démarche pose la question cruciale d’une éventuelle candidature unique pour éviter une dispersion des voix centristes au premier tour. Les deux hommes cherchent à capter l’électorat modéré, mais leur rivalité naissante pourrait fragiliser la cohésion de leur famille politique.

Le retour des figures de 2022 et les incertitudes judiciaires

Au Rassemblement national, Marine Le Pen a réaffirmé le 7 juillet 2026 sa volonté de briguer une nouvelle fois la présidence. Cette annonce est intervenue dans un contexte complexe, juste après sa condamnation en appel dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national, un jugement contre lequel elle a formé un pourvoi en cassation. Bien que sa situation judiciaire reste suspendue à cette dernière étape, elle demeure éligible à ce stade. Du côté de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a quant à lui officialisé sa quatrième candidature le 3 mai 2026. Fort de sa troisième place obtenue lors du scrutin de 2022 avec 21,84 % des suffrages, le leader insoumis entend capitaliser sur sa position de force.

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Une gauche éclatée face à l’échéance de l’automne

En dehors de La France insoumise, la gauche aborde cette campagne en ordre dispersé. Le Parti socialiste a programmé l’organisation d’une élection primaire à l’automne 2026 afin de désigner un représentant commun. Des personnalités comme Philippe Brun et Ségolène Royal se sont déjà déclarées sur les rangs de cette consultation interne, tandis que les écologistes débattent encore de leur stratégie électorale. De son côté, l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve a choisi de faire cavalier seul en annonçant sa candidature le 16 juillet 2026. En refusant catégoriquement de se soumettre au processus de la primaire socialiste, il accentue les divisions au sein d’une gauche sociale-démocrate qui cherche encore son point d’équilibre autour de figures comme Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj ou Karim Bouamrane.

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Écrit par
Antoine Ferrand

Suit la campagne présidentielle de 2027 : candidatures, sondages, programmes et calendrier électoral.

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