- BMO et la Banque Scotia ont publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, portées par leurs activités de marché.
- Le bénéfice par action ajusté s’établit à 3,96 dollars canadiens pour BMO et à 2,28 dollars canadiens pour la Banque Scotia.
- Les dirigeants des deux établissements minimisent l’impact des taxes douanières américaines imposées par Donald Trump.
Des résultats financiers supérieurs aux attentes
Les deux géants bancaires canadiens, la Banque de Montréal (BMO) et la Banque de Nouvelle-Écosse (Banque Scotia), ont dévoilé des bénéfices trimestriels supérieurs aux prévisions des analystes. Cette performance s’explique principalement par la solidité de leurs activités sur les marchés de capitaux et par la dynamique de leurs marchés intérieurs respectifs. Pour le trimestre clos fin juillet, BMO a enregistré un bénéfice par action ajusté de 3,96 dollars canadiens, contre une estimation moyenne de 3,76 dollars. De son côté, la Banque Scotia a affiché un bénéfice par action ajusté de 2,28 dollars canadiens, dépassant largement les prévisions de 2,10 dollars. Cette dynamique positive permet à la Banque Scotia d’atteindre dès ce trimestre son objectif de rendement des capitaux propres de 14 %, initialement prévu pour l’année 2027, grâce notamment à des commissions de conseil et de souscription particulièrement élevées.
Une résistance affirmée face aux tensions commerciales avec Washington
Ces publications de résultats interviennent dans un climat d’incertitude commerciale, marqué par l’absence d’accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis et l’application de tarifs douaniers par l’administration américaine. Malgré ces tensions politiques, les dirigeants des deux institutions financières se montrent particulièrement rassurants quant aux capacités d’adaptation de leurs clients commerciaux. Ces derniers ajustent en effet leurs chaînes d’approvisionnement, diversifient leurs débouchés et optimisent leurs liquidités pour limiter l’impact des barrières douanières. Les directions des deux banques estiment que les risques liés aux taxes américaines restent largement gérables et pourraient même générer de nouvelles opportunités d’affaires. Cette confiance est par ailleurs soutenue par la relative résilience de l’économie canadienne, qui bénéficie d’un marché de l’emploi solide.