- Le Premier ministre Sébastien Lecornu confirme la décrue de la surtaxe exceptionnelle sur les bénéfices des très grandes entreprises pour 2027.
- Le dispositif dit du « silence vaut accord » sera instauré pour limiter les délais et l’arbitraire de l’administration fiscale vis-à-vis des sociétés.
- Un nouveau « pacte Papin » est annoncé pour faciliter la transmission des entreprises aux salariés, tout en sanctuarisant le pacte Dutreil.
Une respiration fiscale nécessaire pour la compétitivité

Dans la perspective des débats budgétaires à venir au Parlement, l’exécutif semble vouloir renouer avec une ligne de soutien à l’activité économique. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a adressé un courrier aux chefs d’entreprise pour clarifier les intentions de l’État pour l’exercice 2027. La mesure phare est la réduction programmée de la contribution exceptionnelle sur l’impôt des sociétés qui pesait sur les plus grands acteurs du tissu économique national. Le gouvernement justifie cette inflexion en rappelant que la nature même de cette taxe, introduite dans le cadre du budget 2025, était de répondre à une crise ponctuelle, laquelle n’a plus vocation à justifier un prélèvement pérenne.
La fin du poids mort administratif
Au-delà de la question purement fiscale, le Premier ministre s’attaque à la lourdeur procédurale qui entrave trop souvent l’initiative privée en France. L’instauration d’un principe de « silence vaut accord » à l’égard de l’administration fiscale marque un tournant dans la relation entre l’État et les agents économiques. Désormais, en l’absence de réponse de l’administration sous un délai de trois mois, toute demande d’une entreprise sera automatiquement considérée comme validée. Cette mesure vise à responsabiliser les services de l’État en leur faisant supporter le coût économique de leur propre inertie, libérant ainsi les dirigeants du carcan bureaucratique.
Transmission et pérennité du tissu économique
La question de la transmission des entreprises constitue un enjeu de souveraineté majeur, essentiel pour maintenir nos savoir-faire sur le territoire national. Dans cette optique, Sébastien Lecornu a réaffirmé la sanctuarisation du « pacte Dutreil », outil indispensable qui permet de transmettre les entreprises familiales dans des conditions fiscales viables. En complément, un « pacte Papin » sera prochainement instauré pour encourager la reprise d’entreprises par leurs propres salariés, une démarche qui favorise l’ancrage local et la continuité du travail. Le gouvernement mise ainsi sur la stabilité et la continuité, protégeant le capital national contre les risques de démantèlement liés aux droits de mutation successoraux.
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Apprentissage et stabilité des dispositifs
Alors que la question budgétaire fait régulièrement l’objet de tensions, le Premier ministre a tenu à rassurer les acteurs économiques sur la stabilité des aides à l’apprentissage. Malgré les pressions pesant sur les finances publiques, le gouvernement choisit de ne pas sacrifier les mécanismes de formation en alternance, piliers de l’insertion des jeunes dans le monde du travail. Cette décision confirme la volonté de maintenir le cap sur la formation professionnelle, seule garante à long terme d’une économie française performante et autonome face à la concurrence mondiale.
Une lecture souverainiste de l’économie
Cette orientation budgétaire témoigne d’une volonté d’apaisement après des années de pression fiscale croissante. En refusant la création de nouveaux impôts, l’exécutif semble entendre les préoccupations des entrepreneurs qui réclament de la visibilité et une simplification du cadre légal. La priorité accordée à la transmission et la réduction des prélèvements sur les entreprises reflètent une prise de conscience de la nécessité de préserver nos forces vives. Dans un contexte économique international incertain, favoriser la solidité des entreprises françaises devient une impérieuse nécessité pour garantir notre indépendance productive.