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mercredi 9 septembre 2026
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Élection présidentielle 2027 : l’école face au défi historique du déclin scolaire

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Élection présidentielle 2027 : l’école face au défi historique du déclin scolaire
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L’essentiel
  • Le niveau des élèves français en lecture et en mathématiques subit un recul continu et alarmant selon les données du rapport PISA.
  • La surexposition des jeunes aux smartphones provoque une « destruction cognitive » massive d’après le docteur en neurosciences Michel Desmurget.
  • Bien que près de 90 % des Français jugent l’éducation prioritaire selon l’IFOP, le sujet reste marginalisé dans la campagne présidentielle.
  • Les candidats de droite comme Marine Le Pen et Bruno Retailleau plaident pour une restauration de l’autorité face au déclin de l’instruction.

Un constat d’urgence nationale face au déclin de l’instruction

Élection présidentielle 2027 : l’école face au défi historique du déclin scolaire

L’institution scolaire française traverse une crise profonde qui menace directement les fondements mêmes de notre modèle national. Les conclusions successives des enquêtes internationales, notamment le rapport PISA, mettent en lumière un recul continu et alarmant du niveau des élèves de notre pays, tant en compréhension de l’écrit qu’en mathématiques. Face à cette situation, Édouard Geffray, figure de l’administration de l’Éducation nationale, n’hésite plus à évoquer une « rupture éducative majeure ». Ce déclin historique de l’institution scolaire menace directement la transmission de notre culture et l’avenir de la souveraineté nationale. Ce constat n’est plus seulement technique, il touche à l’essence de notre cohésion nationale : une nation qui ne sait plus instruire sa jeunesse est une nation qui renonce à elle-même et à son héritage de civilisation.

L’écran global, vecteur d’une « destruction cognitive » de la jeunesse

Au cœur de cet affaissement intellectuel se trouve un fléau moderne que les pouvoirs publics ont trop longtemps feint d’ignorer : l’invasion des téléphones portables et des réseaux sociaux dans le quotidien des enfants. Pour Édouard Geffray, cette surexposition technologique provoque un « phénomène massif de destruction cognitive et intellectuelle ». Ce diagnostic sévère est partagé par le docteur en neurosciences Michel Desmurget, qui s’alarme d’un affaissement de notre « intelligence collective et individuelle ». Un adolescent incapable de lire correctement ou de comprendre ce qu’il lit perd la faculté de structurer sa pensée autonome, ce qui compromet à terme le fonctionnement de notre démocratie. La surexposition des adolescents aux outils numériques engendre un véritable affaissement intellectuel que les politiques publiques actuelles ne parviennent pas à endiguer. Face à ce renoncement face aux géants de la technologie, la droite nationale et souverainiste appelle à recréer un sanctuaire scolaire libéré de l’emprise numérique.

L’éternelle absence des grands projets pédagogiques dans les campagnes électorales

Malgré la gravité de cette crise cognitive, le débat public semble incapable de s’emparer sérieusement de la question scolaire à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. Selon un récent sondage de l’institut IFOP, près de 90 % des Français considèrent pourtant l’éducation comme une préoccupation prioritaire. Néanmoins, cette préoccupation massive ne se traduit jamais en critère de vote décisif lors des scrutins. Les plateaux de télévision préfèrent se focaliser sur des considérations matérielles immédiates, telles que la revalorisation salariale des enseignants ou la gestion comptable des fermetures de classes, évitant ainsi les questions fondamentales de méthode d’apprentissage. Bien que l’éducation soit une préoccupation majeure des familles, les débats présidentiels tendent à ignorer les réformes de fond au profit de polémiques stériles à court terme. Ce décalage illustre la difficulté du personnel politique à penser le temps long, indispensable pour une réforme éducative dont les fruits se mesurent sur dix ou quinze ans.

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Des précédents historiques marqués par le simplisme budgétaire

L’histoire récente des campagnes présidentielles montre une fâcheuse tendance à réduire l’école à des slogans chiffrés plutôt qu’à une vision de l’instruction publique. En 2012, la promesse de François Hollande de créer 60 000 postes dans l’éducation avait résumé à elle seule le programme de la gauche, sans jamais interroger le contenu de la transmission des savoirs. En 2017, Emmanuel Macron avait axé sa politique sur le dédoublement des classes de CP et CE1 dans les réseaux d’éducation prioritaire. Si ces mesures simples et quantifiables saturent l’espace médiatique, elles occultent la nécessité d’une refonte pédagogique globale fondée sur l’exigence, le mérite et le respect de l’autorité. En 2022, le sujet avait tout simplement disparu des débats majeurs. Les précédentes campagnes présidentielles ont systématiquement réduit la question scolaire à de simples variables d’ajustement budgétaire et quantitatif, omettant l’exigence de la transmission des savoirs. La dérive vers un égalitarisme niveleur a ainsi été masquée par des annonces d’effectifs successives.

Élection 2027 : une confrontation de visions encore inaudible

Pour le scrutin présidentiel de 2027, plusieurs dirigeants politiques tentent d’avancer leurs pions, sans pour autant susciter un véritable débat de civilisation. Du côté de la droite nationale, Marine Le Pen affirme que l’école sera « l’un des piliers » de son projet présidentiel, tandis que Bruno Retailleau, pour la droite conservatrice, promet une « révolution culturelle » axée sur l’autorité et les savoirs fondamentaux. En face, les figures de la majorité sortante multiplient les déclarations d’intention : Gabriel Attal qualifie l’école de « première priorité » et Édouard Philippe en fait sa « priorité absolue ». À gauche, Raphaël Glucksmann évoque un « plan de sauvetage ». Cependant, ces formules restent pour l’instant au stade des pétitions de principe. L’enjeu de l’élection présidentielle de 2027 sera de transformer les slogans électoraux en un véritable projet de restauration de l’école républicaine. Seul un sursaut patriotique et conservateur permettra de redonner à nos enfants le goût de l’effort et de l’excellence française.

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Écrit par
Camille Perrin

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