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mercredi 9 septembre 2026
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Édouard Geffray propose des listes de lecture pour contrer le déclin du niveau scolaire

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Édouard Geffray propose des listes de lecture pour contrer le déclin du niveau scolaire
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L’essentiel
  • Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, réagit aux résultats alarmants du dernier classement Pisa.
  • Des listes de lecture personnalisées selon le niveau des élèves seront transmises aux parents avant chaque période de vacances.
  • Le gouvernement dénonce une rupture éducative mondiale causée par la surexposition aux écrans et le désengagement des familles.

Un constat de faillite culturelle et éducative

Édouard Geffray propose des listes de lecture pour contrer le déclin du niveau scolaire

Le verdict est tombé, et il confirme les craintes les plus vives des observateurs de l’institution scolaire : la France, à l’instar de nombreux pays développés, s’enfonce dans une crise de la transmission sans précédent. Les derniers résultats de l’étude Pisa (Programme international pour le suivi des acquis des élèves), publiés ce mois-ci, révèlent un nouveau recul significatif des performances des jeunes Français, particulièrement en lecture et en mathématiques. Face à ce qu’il qualifie lui-même de « point de rupture universelle dans l’éducation », le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a pris la parole pour tenter de dessiner les contours d’un sursaut nécessaire. Le diagnostic ministériel est sans appel : la chute des compétences n’est pas une fatalité intellectuelle, mais le résultat d’un abandon des fondamentaux au profit d’une culture de l’immédiateté numérique. Depuis 2018, la pente est jugée vertigineuse, et la France semble suivre, voire accentuer, la trajectoire de déclin observée au sein de l’OCDE. Ce constat oblige désormais l’État à envisager des mesures d’urgence pour restaurer le lien entre l’enfant et l’écrit.

La reconquête des vacances par le livre

Pour tenter de renverser cette tendance délétère, Édouard Geffray a annoncé la mise en place d’un dispositif simple mais symbolique : la diffusion systématique de recommandations de lecture à l’approche de chaque période de congés. Dès les prochaines vacances de la Toussaint, et à chaque rendez-vous calendaire suivant (Noël, hiver, printemps), les familles recevront des listes d’ouvrages adaptés au niveau de leur enfant, du CE1 jusqu’à la classe de 5ème. Cette initiative vise à réintroduire le livre comme compagnon naturel de l’élève, afin de contrer le vide culturel qui s’installe trop souvent durant les périodes hors temps scolaire. Bien que ces listes n’aient aucun caractère obligatoire, le ministre mise sur une forme d’incitation morale et culturelle. L’idée est de « remettre le livre au cœur » du quotidien, en proposant des titres qui permettent de consolider les acquis de la période scolaire écoulée tout en éveillant le plaisir de la narration. Pour la rue de Grenelle, il s’agit d’occuper le terrain de l’esprit avant que celui-ci ne soit totalement accaparé par des distractions moins structurantes.

La lutte contre la dictature des écrans

Le ministre a particulièrement insisté sur le rôle dévastateur de la surexposition numérique, qu’il désigne comme le principal moteur de cette « rupture éducative ». Selon l’analyse gouvernementale, la délégation du savoir et de l’éducation aux réseaux sociaux et aux plateformes numériques a créé une génération non pas moins intelligente, mais structurellement plus distraite. Pour Édouard Geffray, il est impératif d’envahir la vie des jeunes avec des livres pour compenser l’omniprésence envahissante des écrans qui saturent leur temps de cerveau disponible. Cette analyse rejoint les préoccupations des milieux conservateurs qui dénoncent depuis longtemps l’atrophie de l’attention causée par la consommation frénétique de contenus courts et superficiels. Le livre est ici présenté comme l’antidote souverain : il exige le temps long, la concentration et l’effort d’imagination, autant de qualités que le numérique tend à éroder. En prônant ce retour au papier, le ministre espère restaurer une forme d’écologie de l’esprit, indispensable à l’apprentissage des savoirs complexes.

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Le nécessaire réengagement des familles

Au-delà de la responsabilité de l’école et de l’influence des technologies, Édouard Geffray a pointé un autre levier essentiel : la place des parents dans le processus éducatif. Le constat ministériel souligne une prise de distance croissante des familles par rapport à la scolarité de leurs enfants. Le rétablissement du niveau scolaire passera nécessairement par une implication accrue des parents, que ces listes de lecture entendent justement accompagner et guider. En s’adressant directement aux familles avec ces conseils de lecture, le ministère cherche à restaurer une alliance entre le foyer et l’école. Il ne s’agit plus seulement de confier l’enfant à l’institution, mais de faire en sorte que l’exigence de lecture se poursuive à la maison. Cette vision souverainiste de l’éducation rappelle que la transmission du savoir est un effort collectif qui commence dans le cercle familial. La lecture, autrefois pilier de la culture bourgeoise et populaire, doit redevenir une priorité partagée pour éviter que la fracture éducative ne se transforme en fracture sociale irrémédiable.

Vers une politique de l’exigence culturelle

Si la mesure des listes de lecture peut paraître modeste face à l’ampleur du désastre révélé par le classement Pisa, elle marque une volonté de rompre avec une certaine passivité pédagogique. En refusant de céder au fatalisme qui voudrait que les nouvelles générations soient inaptes à la lecture profonde, le ministre choisit la voie de l’incitation culturelle. L’enjeu est de taille : il s’agit de sauvegarder le modèle intellectuel français fondé sur l’écrit et de protéger la souveraineté mentale des futurs citoyens face aux algorithmes. Le succès de cette politique dépendra toutefois de la qualité des ouvrages sélectionnés et de la capacité de l’État à convaincre des parents souvent eux-mêmes happés par la modernité technologique. Au-delà des chiffres du classement Pisa, c’est une bataille pour l’attention et pour la survie d’une certaine idée de l’excellence française qui se joue désormais à chaque vacance scolaire. La Revue suivra avec attention l’impact de ces recommandations sur les futurs indicateurs de réussite de nos élèves.

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Écrit par
Julien Marchand

Écrit sur la France : territoires, services publics, environnement et vie quotidienne des Français.

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