- Le ministre Sébastien Lecornu a annoncé la réduction, d’ici 2027, de la contribution exceptionnelle demandée aux grands groupes.
- Cette surtaxe instaurée en 2025 ciblait environ 300 entreprises au chiffre d’affaires supérieur à 1,5 milliard d’euros.
- À droite, Bruno Retailleau refuse de s’associer aux initiatives de rassemblement d’Édouard Philippe pour l’automne.
- À gauche, les débats s’enveniment autour des critères de la primaire et d’une charte imposée par le Parti socialiste.
Un signal d’apaisement fiscal pour les grandes entreprises françaises
Dans un courrier adressé directement aux créateurs de richesse et aux chefs d’entreprise du pays, le gouvernement a choisi d’envoyer un signal de clarté et de stabilité économique. Sébastien Lecornu a ainsi officialisé la diminution future de la contribution exceptionnelle sur l’impôt sur les sociétés, une mesure qui figurera dans le projet de budget pour 2027. Cette surtaxe temporaire, instaurée dans le cadre de l’exercice budgétaire 2025 pour faire face à l’urgence des finances publiques, visait initialement environ 300 grandes entreprises affichant un chiffre d’affaires égal ou supérieur à 1,5 milliard d’euros. En rappelant fermement que « ce qui est exceptionnel doit rester exceptionnel », l’exécutif tente de rassurer les milieux économiques sur sa volonté de ne pas pérenniser une fiscalité punitive qui pèse sur la compétitivité nationale. Cette annonce intervient alors que les milieux d’affaires réclamaient des garanties face au risque d’un alourdissement durable de la fiscalité productive en France, un pays déjà marqué par un niveau de prélèvements obligatoires particulièrement lourd.
Les tractations au centre et à droite se heurtent aux refus conservateurs
Sur l’échiquier politique, les grandes manœuvres se poursuivent en vue des prochaines échéances électorales, révélant des lignes de fracture de plus en plus nettes entre la majorité sortante et la droite républicaine. L’ancien Premier ministre Édouard Philippe a tenté de reprendre la main en proposant d’organiser, aux alentours de la Toussaint, une grande réunion rassemblant les chefs de partis et les candidats potentiels de la droite et du centre. Cependant, cette initiative a rapidement suscité des réactions contrastées. Si Gabriel Attal a relativisé la portée de cette proposition en soulignant que des instances de dialogue similaires existent déjà mensuellement au sein de la coalition, la réaction la plus virulente est venue de la droite conservatrice. Bruno Retailleau a ainsi opposé une fin de non-recevoir catégorique à cette invitation, qualifiant l’initiative de simple « réunion pour les macronistes entre les macronistes ». Ce refus illustre la volonté de la droite de maintenir une indépendance stricte vis-à-vis d’un bloc central jugé en perte de vitesse et responsable du bilan économique actuel du pays.
La gauche s’embourbe dans les querelles de chapelles et de primaires
Pendant ce temps, les partis de gauche tentent tant bien que mal de masquer leurs profondes divergences idéologiques et stratégiques à travers le projet d’une primaire. Une centaine de personnalités du Parti socialiste ont lancé un appel pressant pour ouvrir ce scrutin interne à des figures extérieures telles que François Ruffin, Marine Tondelier ou encore Matthieu Pigasse, arguant que leur camp n’a pas le droit de s’abandonner à des divisions mortifères. Pourtant, cette tentative d’élargissement se heurte déjà à de vives résistances. François Ruffin a publiquement regretté que l’appareil socialiste et le mouvement Place Publique aient refusé cette ouverture par peur de perdre le contrôle du processus. Pour encadrer cette compétition, la direction du Parti socialiste a élaboré une charte commune contraignante que chaque candidat devra signer. Ce texte impose notamment de respecter les grands principes de l’émancipation collective face aux logiques de profit, d’exclure toute alliance avec la droite nationale, et de promouvoir une vision républicaine spécifique. Dans ce paysage fragmenté, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a d’ores et déjà annoncé son soutien à la candidature de Raphaël Glucksmann, accentuant ainsi les clivages internes au sein d’une gauche qui peine à formuler une alternative crédible.
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Les accusations de Carole Delga contre la droite nationale suscitent la controverse
La tension politique est montée d’un cran à la suite d’un incident survenu à Carcassonne, où un policier municipal, également engagé de manière bénévole dans le service d’ordre du Rassemblement national, a été suspendu par les instances de son parti après avoir été soupçonné de propos racistes lors d’une patrouille. Si la formation souverainiste a réagi avec célérité en appliquant une mesure d’exclusion conservatoire, la gauche a immédiatement cherché à instrumentaliser politiquement cette affaire. La présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, s’est livrée à une attaque d’une extrême violence, affirmant de manière péremptoire que Marine Le Pen était raciste et établissant un raccourci historique contestable en déclarant que les idées de ce courant politique avaient mené à la Shoah. Ces déclarations outrancières, qui visent à diaboliser l’opposition nationale plutôt qu’à débattre des solutions concrètes pour le pays, démontrent une volonté évidente d’esquiver les débats de fond sur la sécurité et la souveraineté. Cette stratégie de la tension s’inscrit dans une dérive de plus en plus marquée d’une partie de la gauche, prompte à agiter des chiffons rouges pour remobiliser un électorat déçu par les bilans locaux et nationaux du socialisme.