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- Le prix repère du gaz augmente de 5,6 % sous l’effet des tensions au Moyen-Orient, impactant près de six millions de foyers.
- Les arrêts de travail sont désormais plafonnés à 31 jours pour une première prescription afin d’économiser 10 millions d’euros.
- La durée maximale d’indemnisation chômage après une rupture conventionnelle est abaissée à 15 mois pour les salariés de moins de 55 ans.
- Les aides MaPrimeRénov’ sont restructurées pour privilégier exclusivement les rénovations globales au détriment des gestes isolés.
Énergie et logement : hausse du gaz et recentrage de MaPrimeRénov’

Le mois de septembre s’accompagne de plusieurs ajustements tarifaires et réglementaires touchant directement le budget des ménages. Après un repli temporaire, le prix repère de vente du gaz naturel repart à la hausse avec une progression de 5,6 %, s’établissant à un coût moyen de 172,05 euros TTC le mégawattheure. Cette augmentation, directement liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient qui pèsent sur les marchés de gros, concerne environ six millions de foyers ayant souscrit un contrat indexé sur ce tarif de référence. En parallèle, les aides publiques à la rénovation énergétique connaissent un tournant majeur. Le dispositif MaPrimeRénov’ est désormais recentré sur les rénovations d’ampleur au détriment des travaux isolés. Plusieurs équipements individuels comme les chaudières à granulés, l’isolation des combles ou les chauffe-eau solaires sortent de la liste des aides éligibles, à l’exception notable des pompes à chaleur réversibles.
Emploi et santé : encadrement des arrêts de travail et des indemnités
Le gouvernement met en œuvre de nouvelles mesures de rigueur budgétaire impactant le marché du travail et la protection sociale. Dorénavant, la durée maximale d’un arrêt de travail initial est fixée à 31 jours, et à 62 jours en cas de prolongation, sauf avis médical contraire motivé. Par cette restriction inédite, l’exécutif cible une réduction des dépenses publiques d’indemnités journalières avec un objectif d’économies de 10 millions d’euros en année pleine. Dans la même logique de réduction des dépenses, les règles encadrant la rupture conventionnelle individuelle se durcissent. La durée d’indemnisation chômage après une rupture de contrat d’un commun accord est revue à la baisse. Les actifs âgés de moins de 55 ans verront leur couverture réduite de 18 à 15 mois, tandis que les seniors de 55 ans et plus passeront à 20,5 mois de prise en charge, contre des durées allant jusqu’à 27 mois auparavant.
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Vie des entreprises et transition écologique : facturation et véhicules d’occasion
La rentrée marque également une étape importante dans la numérisation de l’économie et la transition énergétique. Les acteurs économiques doivent s’adapter à l’obligation de réceptionner des factures au format électronique, une transition complexe qui concerne plus de dix millions d’entreprises, alors que près de 30 % des petites et moyennes structures confiaient ne pas être prêtes en juillet dernier. Du côté des transports, une nouvelle mesure incitative fait son apparition pour favoriser la décarbonation du parc automobile de seconde main. Une prime spécifique est instaurée pour soutenir l’achat ou la location de voitures électriques d’occasion. Financée par le mécanisme des certificats d’économie d’énergie, cette aide s’adresse à tous les ménages, sans condition de ressources, pour l’acquisition de véhicules immatriculés entre 2017 et 2023 auprès de professionnels agréés.