- Les journées d’été du Parti socialiste à Blois ont marqué le coup d’envoi de la primaire prévue en octobre.
- L’eurodéputé Raphaël Glucksmann, crédité de 10 % à 15 % dans les sondages, s’impose actuellement comme le favori.
- Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, prépare sa candidature tout en défendant une ligne d’union de la gauche.
- L’ancien président François Hollande refuse d’intégrer la primaire, réservant sa décision pour la fin de l’année.
Le coup d’envoi de la primaire socialiste à Blois

Les journées d’été du Parti socialiste, organisées fin août à Blois, ont officiellement lancé la campagne pour la primaire de la gauche socialiste et démocratique, programmée pour les 9-10 et 16-17 octobre. Dans l’optique de la prochaine élection présidentielle, les différents prétendants se sont rassemblés pour capter l’attention des militants et des médias. Le député européen Raphaël Glucksmann, leader de Place publique, s’est présenté en position de force à ce rendez-vous politique. Soutenu par plusieurs figures du parti, dont le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale Boris Vallaud, le candidat bénéficie actuellement d’une dynamique favorable, se situant entre 10 % et 15 % d’intentions de vote dans les récents sondages de l’élection présidentielle.
La riposte stratégique d’Olivier Faure
Face à cette ascension, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, n’entend pas laisser le champ libre. Bien qu’il n’ait pas encore officialisé sa propre candidature, ce dernier a multiplié les interventions à Blois, s’invitant notamment de manière impromptue lors d’un point presse de Raphaël Glucksmann. Le chef de file du PS, crédité de 4 % à 5 % dans les enquêtes d’opinion, mise sur sa légitimité interne et son ancrage partisan. Promettant un débat sérieux et sans affrontements destructeurs, Olivier Faure prépare son entrée en lice imminente en défendant une stratégie d’union avec les Écologistes, comptant sur le réflexe identitaire des adhérents face à un candidat issu d’une autre formation.
François Hollande en observateur à l’écart du scrutin
La primaire attire également d’autres figures de la gauche, à l’image des députés Jérôme Guedj et Philippe Brun, ou encore de l’ancienne candidate Ségolène Royal. En marge du processus, l’ancien président François Hollande refuse catégoriquement de participer à cette primaire fermée. Présent à Blois, il a réuni ses partisans hors du cadre officiel et envisage une candidature tardive d’« union sacrée », uniquement si la situation politique l’exige d’ici décembre et en cas de fléchissement de Raphaël Glucksmann. De leur côté, les Écologistes, représentés par Cyrielle Chatelain, maintiennent leurs distances avec la démarche socialiste, échaudés par le refus d’une primaire élargie.