- Les dispositifs d’aide aux carburants sont reconduits pour les secteurs de l’agriculture, de la pêche et du BTP en septembre et octobre.
- Le guichet de l’indemnité de 100 euros destiné aux travailleurs modestes et grands rouleurs est prolongé d’un mois.
- Le secteur des transports est désormais exclu du dispositif, l’exécutif estimant que la hausse des prix peut être répercutée sur ses contrats.
- Le coût global de ces mesures de soutien d’urgence s’élève à 70 millions d’euros par mois pour l’État.
Un soutien maintenu face à des tarifs élevés

Malgré les fluctuations récentes du marché mondial, les prix des carburants à la pompe se maintiennent à un niveau particulièrement élevé en France, franchissant de façon persistante le seuil symbolique des deux euros par litre. Face à cette situation de crise, la ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, a annoncé la reconduite des mesures de soutien public pour les professionnels et les ménages les plus exposés à cette inflation énergétique. Le coût global de ces reconductions temporaires est estimé par l’exécutif à 70 millions d’euros par mois. Ce dispositif d’aide, initialement programmé pour s’éteindre à la fin du mois d’août, vise à amortir le choc financier direct lié à l’embrasement des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. En parallèle de ces subventions publiques, le groupe privé TotalEnergies a également annoncé le maintien du plafonnement de ses tarifs à la pompe tout au long de cette période de conflit.
Les secteurs professionnels ciblés et une exclusion notable
La prolongation du dispositif pour les mois de septembre et d’octobre cible spécifiquement les branches d’activité dont l’équilibre financier dépend fortement de l’usage quotidien du gazole et de l’essence. Les agriculteurs, les pêcheurs ainsi que les entreprises du bâtiment et des travaux publics (BTP) continueront ainsi d’émarger à ces subventions de l’État. En revanche, le secteur du transport routier de marchandises est officiellement écarté de ce nouveau calendrier de soutien public. Le ministère de tutelle a justifié cette exclusion en expliquant que les transporteurs disposaient de mécanismes juridiques leur permettant de répercuter directement la hausse des carburants sur leurs contrats de prestation.
Un délai supplémentaire pour l’aide aux « grands rouleurs »
Concernant les particuliers, le guichet d’aide s’adressant aux travailleurs modestes contraints de parcourir de longues distances pour leur emploi fait aussi l’objet d’un aménagement. Cette indemnité pour les « grands rouleurs », dont le montant avait été porté de 50 à 100 euros lors de son annonce initiale par le Premier ministre Sébastien Lecornu, bénéficie d’une prolongation exceptionnelle d’un mois. Les bénéficiaires éligibles disposent désormais d’un délai supplémentaire allant jusqu’à la fin du mois de septembre pour soumettre leur dossier de demande sur le portail numérique dédié. Les données gouvernementales indiquent que sur l’ensemble des bénéficiaires potentiels, environ 1,4 million de foyers ont d’ores et déjà complété leur démarche, tandis que plus de 1,5 million de personnes éligibles n’ont pas encore réclamé ce versement de l’État.