- Auditionné par la commission d’enquête du Sénat, Emmanuel Grégoire a admis l’existence de « dysfonctionnements et de failles » au sein des services périscolaires parisiens.
- L’ancien premier adjoint à la Mairie de Paris a exprimé ses « profonds regrets », tout en affirmant que la municipalité n’a pas « caché des pédophiles ».
- Face à l’exaspération des familles d’élèves, l’élu réclame une évolution législative pour « bousculer » le cadre légal encadrant la protection des mineurs.
Des aveux tardifs devant la commission d’enquête du Sénat

Face à la gravité des révélations entourant les violences sexuelles commises dans le cadre des activités périscolaires de la capitale, la municipalité parisienne a dû s’expliquer devant la représentation nationale. Auditionné par la commission d’enquête du Sénat, Emmanuel Grégoire a publiquement reconnu l’existence de « dysfonctionnements et de failles » majeures dans la gestion de ces affaires par les services municipaux. L’ancien premier adjoint de la Mairie de Paris a exprimé ses « profonds regrets » concernant les défaillances constatées dans la transmission des alerte et le suivi des agents. Invité à évaluer la réaction des services de la ville, l’élu a concédé une forme d’échec institutionnel : « Aurait-on pu faire mieux ? Ma réponse est oui ».
La défense de la municipalité face aux accusations d’omerta
Interrogé vivement par les sénateurs sur les lenteurs administratives et la gestion des personnels mis en cause, l’élu a réfuté toute volonté de dissimulation. « Non, on n’a pas caché des pédophiles à la Ville de Paris », a martelé Emmanuel Grégoire lors de son audition, réagissant aux accusations de complaisance ou de passivité. L’ancien premier adjoint a soutenu avoir pris le sujet en main à titre personnel, attribuant les défaillances aux lourdeurs bureaucratiques et aux faiblesses des mécanismes de contrôle interne plutôt qu’à une politique délibérée d’étouffement. Cette argumentation peine toutefois à éteindre les critiques sur le manque de vigilance et de fermeté de l’exécutif parisien.
L’appel à une révision du cadre juridique
Pour justifier l’impuissance ou le retard des services municipaux à écarter certains profils dangereux, l’élu parisien s’en est remis aux limites de la législation actuelle. Emmanuel Grégoire appelle désormais à « bousculer » le cadre légal afin d’accorder aux collectivités locales des prérogatives renforcées face aux agents soupçonnés de crimes ou délits sur des mineurs. Selon lui, les procédures disciplinaires et le cadre d’habilitation de la fonction publique territoriale restreignent la capacité de réaction immédiate des mairies, appelant ainsi à une réforme nationale des règles de prévention et de suspension d’urgence.
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L’exaspération et la colère intarissable des parents d’élèves
Malgré ces explications livrées sous le feu des projecteurs parlementaires, l’incompréhension et l’amertume restent vives chez les familles touchées. « Tout le monde se cache derrière l’effet collectif », déplorent les parents d’élèves, dénonçant une dilution des responsabilités politiques et administratives au sein de la mairie. Pour les représentants des familles, les mea culpa tardifs ne sauraient fermer le dossier sans garanties d’une refonte globale de la chaîne d’encadrement périscolaire et d’une transparence absolue sur les contrôles d’honorabilité des personnels éducatifs.