Avec son décor au design affirmé et sa cuisine ensoleillée tournée vers la Méditerranée, Lotta est la nouvelle table parisienne qui coche à peu près toutes nos envies du moment. Inaugurée au printemps à quelques enjambées du musée du Louvre et du Palais-Royal, il s’agit de la première adresse de Charlotte Bereaud. Un projet personnel pour celle qui a toujours baigné dans l’univers de la table.
Issue d’une famille de restaurateurs, elle a passé plusieurs années au sein de maisons emblématiques, notamment à la direction chez Baccarat puis aux opérations chez Prunier aux côtés de Yannick Alléno, avant d’avoir envie de créer un lieu qui lui ressemble. Un endroit où elle pourrait enfin imposer sa vision.

Une vision personnelle pour une première adresse
Charlotte Bereaud, forte d’un parcours exemplaire au sein de l’élite de la gastronomie et du luxe, a mûri l’idée d’un restaurant qui serait le reflet de ses propres aspirations. Après des années passées à parfaire son expertise chez des institutions comme Baccarat et Prunier, elle franchit le pas avec Lotta, un projet profondément personnel où elle peut exprimer une identité culinaire et esthétique singulière. Cette première adresse est l’aboutissement d’une ambition nourrie par une passion familiale pour l’art de la table.
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Un écrin architectural sur trois niveaux
Pour imaginer l’espace, Charlotte a fait appel à l’architecte Juliette Rubel, qui a su tirer parti d’une configuration atypique sur trois niveaux. En entrant, une terrasse fermée mène à la première salle, tandis qu’au niveau intermédiaire, la cuisine ouverte fait face à une grande table d’hôte haute, pensée pour la convivialité. À l’étage, la mezzanine accueille un superbe bar habillé de bois et de miroirs, avec des banquettes en velours bordeaux et une alcôve intime idéale pour les grandes tablées. L’ensemble crée une dynamique visuelle et une fluidité entre les différents espaces, chacun offrant une ambiance distincte.

L’élégance intemporelle du travertin
Le décor s’articule autour d’un matériau phare: le travertin. Au sol, cette pierre se décline en un calepinage rouge et beige qui dessine une trame graphique inspirée des sols italiens traditionnels des années 1960 et 1970. Ce clin d’œil moderniste se retrouve dans le choix du mobilier, où les célèbres chaises en cannage de Marcel Breuer dialoguent avec des tabourets en plexiglas plus contemporains. Les murs d’origine en pierre et en brique ont été conservés, simplement mis en valeur par la lumière douce des appliques en inox et papier signées Violaine d’Harcourt. Chaque…