- L’animateur Bernard Montiel officialise son arrivée à la tête de l’émission « Samedi d’en rire » le 3 octobre prochain.
- Jean-Luc Lemoine affirme avoir appris son éviction par voie de presse avant de rejoindre le groupe M6/W9.
- Le chroniqueur Marc Toesca quitte le programme en dénonçant un choix qu’il juge influencé par des liens personnels.
- Bernard Montiel rejette les critiques en qualifiant ses détracteurs de « pleureuses » ignorant les réalités de la télévision.
Une transition mouvementée sur le service public
Le paysage audiovisuel français s’apprête à connaître un changement de visage notable le samedi après-midi. Bernard Montiel a officiellement confirmé, via ses réseaux sociaux, qu’il reprendrait les rênes de l’émission « Samedi d’en rire » sur France 3. Ce programme de divertissement, qui repose sur la nostalgie et l’humour, verra sa nouvelle formule débuter le 3 octobre prochain à 13h30. Ce mouvement s’inscrit dans une restructuration de l’antenne, alors que l’animateur cumule déjà plusieurs fonctions au sein du groupe France Télévisions, notamment dans « Les Enfants de la télé », et sur les ondes de RFM. Le passage de relais s’effectue dans un climat de tension inhabituel pour un programme de divertissement familial.
Les griefs de l’ancienne équipe
La transition ne se fait pas sans heurts. Jean-Luc Lemoine, qui portait l’émission jusqu’alors, a exprimé son amertume en révélant avoir découvert son remplacement par les médias plutôt que par sa direction. Cette annonce a provoqué une réaction immédiate de Marc Toesca. Le chroniqueur emblématique a annoncé son départ, fustigeant une décision qu’il considère déconnectée des attentes du public. Dans une sortie virulente, l’ancien présentateur du « Top 50 » a critiqué la personnalité de son successeur et a suggéré que des accointances avec l’Élysée auraient pu peser dans la balance. L’éviction de Jean-Luc Lemoine a suscité une vive désapprobation de la part des collaborateurs historiques du programme.
La riposte de Bernard Montiel
Bernard Montiel, fort de quarante et un ans de présence médiatique, n’a pas tardé à répliquer à ces attaques. Sur son compte Instagram, il a balayé les critiques en les qualifiant de « fake news » et a désigné ses détracteurs sous le terme de « pleureuses ». En invoquant la longévité de sa carrière, il a tenu à marquer sa légitimité face à ce qu’il perçoit comme une méconnaissance des mécaniques internes de l’industrie télévisuelle. L’animateur a également partagé une vision pragmatique de son métier en citant son confrère Cyril Hanouna, soulignant que les enjeux de la télévision ne devraient pas donner lieu à de telles passions. Face aux accusations de favoritisme, Bernard Montiel revendique son expérience et dénonce une méconnaissance des rouages de l’audiovisuel.
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Un nouveau départ pour Jean-Luc Lemoine
Au-delà de cette joute verbale, le mercato télévisuel suit son cours pour les deux parties. Si Bernard Montiel renforce sa présence sur France 3, Jean-Luc Lemoine a rapidement trouvé un nouveau terrain d’expression. L’humoriste intégrera dès le lundi 31 août le nouveau talk-show de Cyril Hanouna sur W9, intitulé « Tout beau, tout n9uf ». Ce chassé-croisé illustre la fluidité des carrières au sein des grands groupes audiovisuels, où les changements de programmation répondent souvent à des logiques de cycle et de renouvellement des formats. Malgré les remous, les deux animateurs poursuivent leurs carrières respectives sur des réseaux concurrents dès la rentrée prochaine.