- Environ cent personnes se sont recueillies ce mardi soir à Calais et Dunkerque.
- L’hommage visait Moussa, un jeune Soudanais de 22 ans décédé dimanche au péage de Setques.
- Les associations dénoncent un bilan humain lourd, dénombrant 500 décès à la frontière en 25 ans.
Des rassemblements en mémoire de Moussa

Une centaine de personnes se sont réunies ce mardi 1er septembre 2026 à Calais et Dunkerque pour rendre hommage à Moussa, un ressortissant soudanais de 22 ans. Le jeune homme a perdu la vie dimanche dernier au péage de Setques, après avoir sauté depuis le toit de l’infrastructure sur un poids lourd dans l’espoir de rejoindre l’Angleterre. À Calais, une soixantaine de proches et de soutiens se sont rassemblés devant le parc Richelieu, tandis qu’une quarantaine de personnes se sont retrouvées devant le Kursaal de Dunkerque. Ce moment de recueillement solennel a permis aux proches de saluer la mémoire d’un jeune homme décrit comme généreux et bienveillant. Ses compagnons d’exil ont rappelé la solidarité qui unissait leur quotidien dans l’attente d’un passage vers le Royaume-Uni.
Une liste de victimes qui continue de s’allonger
Au-delà du deuil individuel, ces rassemblements ont pris une dimension politique et symbolique forte pour les militants associatifs présents sur place. Une représentante de l’association Salam a exposé à cette occasion un document recensant l’intégralité des personnes ayant perdu la vie à cette frontière. Les militants déplorent que près de 500 migrants soient décédés dans la région en l’espace de 25 ans. Selon les observations des bénévoles de terrain, le profil des victimes a évolué au fil des ans : la part de ressortissants soudanais augmente, tout comme la proportion de personnes de plus en plus jeunes, incluant parfois des mineurs âgés de 12 à 14 ans. Les participants ont exprimé leur colère face à l’absence d’évolution des conditions de sécurité aux frontières.