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mardi 8 septembre 2026
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Commerce international : baisse massive des importations de petits colis chinois dans l’Union européenne

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Commerce international : baisse massive des importations de petits colis chinois dans l'Union européenne
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L’essentiel
  • Le volume des importations de petits colis en provenance de Chine a reculé de 30 à 40 % au sein de l’Union européenne.
  • Une taxe forfaitaire de trois euros par catégorie de produits est appliquée sur ces envois depuis le 1er juillet.
  • Les plateformes Temu et AliExpress subissent les plus fortes baisses de ventes, tandis que Shein résiste mieux grâce à sa logistique européenne.
  • Le ministre de l’Économie Roland Lescure salue l’efficacité d’une mesure destinée à réguler l’essor de l’ultra fast-fashion.

Un coup de frein marqué pour l’e-commerce transfrontalier

Commerce international : baisse massive des importations de petits colis chinois dans l'Union européenne

Un mois seulement après la mise en œuvre de la nouvelle taxe européenne sur les petits colis, les premiers bilans font état d’un ralentissement significatif des flux commerciaux en provenance d’Asie. Selon les données communiquées par le ministère de l’Économie ce jeudi 27 août 2026, le volume des importations concernées a chuté de 30 à 40 % à l’échelle de l’Union européenne. Cette fiscalité ciblée, qui impose un prélèvement forfaitaire de trois euros par catégorie de produits, semble avoir atteint son premier objectif de régulation des flux massifs. Jusqu’alors, la croissance de ces échanges paraissait exponentielle : en 2025, près de 5,9 milliards de petits colis étaient entrés sur le marché européen, une quantité multipliée par quatre en l’espace de trois ans, dont l’immense majorité provenait de Chine.

Des stratégies d’adaptation divergentes selon les plateformes

L’impact de cette mesure varie toutefois selon les modèles économiques des acteurs concernés. Les plateformes Temu et AliExpress ont vu leurs volumes de ventes en France reculer respectivement de 50 % et 37 % entre juin et juillet. En revanche, Shein affiche une résilience plus notable avec une baisse limitée à 15 %. Cette résistance s’explique principalement par l’anticipation logistique de l’enseigne, qui a inauguré un centre de distribution d’envergure en Pologne à la fin de l’année 2025 afin de réduire sa dépendance aux expéditions directes. Parallèlement à la baisse des volumes, on observe une augmentation spectaculaire du panier moyen, en hausse de 30 % chez Temu et de 27 % chez AliExpress, signe que les consommateurs tendent à regrouper leurs achats pour amortir le coût fixe de la taxe.

Un débat sur le pouvoir d’achat et la souveraineté économique

Si le ministre de l’Économie, Roland Lescure, s’est félicité de ces résultats en affirmant qu’il n’existe « pas de fatalité » face à la concurrence chinoise, les opérateurs concernés expriment de vives inquiétudes. AliExpress a notamment dénoncé une mesure qui pénaliserait injustement les ménages les plus modestes. L’efficacité du dispositif européen est cependant confirmée par la comparaison avec le marché britannique, où l’absence de taxe similaire s’est traduite par une hausse de 5 % des ventes sur la même période. Le gouvernement français maintient sa ligne de fermeté, considérant cette mesure comme un levier nécessaire pour protéger le commerce local face à des pratiques jugées déloyales.

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Vers un renforcement des contrôles douaniers

Ce dispositif transitoire ne constitue qu’une première étape dans la réorganisation des frontières commerciales de l’Europe. La taxe actuelle restera en vigueur jusqu’à l’aboutissement d’une réforme globale du système douanier européen, prévue d’ici deux ans. Dès le mois de novembre prochain, de nouveaux frais de traitement viendront s’ajouter aux prélèvements existants, renforçant encore la pression sur les importations à bas coût. Ces évolutions législatives s’inscrivent dans une volonté plus large de l’Union européenne de soumettre les géants du numérique aux mêmes exigences réglementaires et fiscales que les entreprises établies sur le sol européen.

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Écrit par
Sarah Boileau

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