- Un consortium d’entreprises mené par le groupe Soprema a déposé une offre de rachat pour l’usine de Haute-Garonne.
- La proposition garantit le maintien de l’activité et préserve l’emploi des 270 salariés du site.
- En redressement judiciaire depuis avril 2026, l’entreprise bénéficie d’un sursis alors que l’offre peut être améliorée jusqu’au 3 septembre 2026.
Un espoir de reprise pour le site de Saint-Gaudens
L’avenir de l’usine de pâte à papier Fibre Excellence, implantée à Saint-Gaudens dans la Haute-Garonne, s’éclaircit après plusieurs mois de fortes turbulences. Un groupement d’entreprises, au sein duquel figure notamment le géant de l’étanchéité Soprema, a formellement déposé une offre de reprise pour le site industriel. Ce projet de rachat structuré permet de garantir la préservation globale de l’activité ainsi que le maintien des 270 emplois directs de l’usine. L’annonce, confirmée par les autorités régionales de l’Occitanie, redonne une perspective de stabilité à un bassin d’emploi particulièrement dépendant de cette activité papetière historique.
Un soulagement après des mois d’incertitude
Cette manifestation d’intérêt intervient au terme d’une longue période de doutes pour l’établissement haut-garonnais. L’usine avait en effet été placée sous le régime du redressement judiciaire à la fin du mois d’avril dernier. La crise traversée par le groupe s’est par ailleurs soldée par la liquidation judiciaire d’un autre site majeur de l’entreprise, localisé à Tarascon dans les Bouches-du-Rhône. Les salariés de Saint-Gaudens craignaient de subir un sort identique après le rejet d’un plan de reprise mené par Matthieu Pigasse. Les représentants du personnel avaient alors dénoncé un manque d’accompagnement et fait part de leur profonde anxiété face au spectre d’une fermeture définitive.
Le soutien des acteurs publics et les prochaines échéances
La survie temporaire de l’usine a été rendue possible grâce à la mobilisation conjointe des acteurs publics locaux et nationaux. Un répit financier décisif avait été accordé à la filiale du Comminges sous la forme d’une garantie de trésorerie, repoussant l’échéance judiciaire à la fin du mois d’août. Carole Delga, présidente de la région Occitanie, avait alors fermement insisté sur la nécessité de concevoir un plan d’avenir solide, affirmant que le territoire ne pouvait pas se résoudre à voir disparaître un fleuron industriel. Les représentants syndicaux de la CGT locale ont d’ores et déjà indiqué que les paramètres de cette proposition de reprise restaient perfectibles et pourraient être améliorés d’ici le 3 septembre. Ce délai supplémentaire laisse ainsi le temps d’affiner le montage financier et de consolider les garanties d’avenir pour le site.