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- Quatrième week-end consécutif de mobilisations non déclarées dans plusieurs villes des Pays de la Loire.
- Le préfet de Loire-Atlantique a interdit tout rassemblement dans le centre-ville de Nantes.
- Au moins cinq interpellations réalisées à Nantes pour port d’armes et de matériels prohibés.
- De fortes perturbations enregistrées sur les réseaux de transports Naolib et Semitan.
Un contexte de contestation sans cadre syndical officiel

Ce samedi 7 novembre s’inscrit comme le quatrième week-end consécutif marqué par des actions de protestation à travers le territoire. Alors qu’aucun défilé à l’appel des syndicats n’avait été déposé dans la région des Pays de la Loire, plusieurs collectifs ont tenté de maintenir la pression sur la voie publique. Cette nouvelle journée d’action fait suite à la mobilisation de ce jeudi 5 novembre, qui avait réuni 32 000 personnes à Nantes. En l’absence de parcours officiellement déclarés et balisés, ces mouvements spontanés posent à nouveau la question du respect de l’ordre public et de la sécurité des riverains.
Nantes : fermeté préfectorale et dispersion place du Bouffay
Face au risque de débordements et afin de protéger l’activité commerciale en centre-ville, l’autorité administrative a fait le choix de la fermeté. Laurent Hottiaux, préfet de la Loire-Atlantique, a pris des arrêtés interdisant tout rassemblement non déclaré dans l’hyper-centre nantais. Dès le milieu de la journée, un important dispositif de forces de l’ordre a été déployé place du Bouffay pour empêcher la formation du cortège. Après les sommations réglementaires prononcées vers 13h50, les forces de sécurité ont dispersé les quelques centaines de personnes présentes, qui ont ensuite tenté d’errer par groupes vers la place Foch ou l’île de Nantes.
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Contrôles préventifs et paralysie des transports en commun
La stratégie d’encadrement s’est appuyée sur des vérifications systématiques aux abords de la périmètre d’interdiction. Selon le bilan transmis par la préfecture de Loire-Atlantique, ces contrôles préventifs ont mené à l’interpellation de cinq individus à 13h30 pour port d’armes prohibé et détention d’équipements interdits. En parallèle de ces interventions policières, les usagers des transports urbains ont subi de multiples blocages au cours de leur journée. Les opérateurs Naolib et Semitan ont interrompu la circulation du tramway 3 entre Viarme et Hôtel Dieu, tout en restreignant le parcours de nombreuses lignes de bus dans le centre-ville.
À Angers, des déambulations erratiques dans le centre-ville
La situation dans le Maine-et-Loire a présenté un profil similaire de désorganisation, avec plusieurs milliers de personnes réunies dans les artères d’Angers. Débuté dans le calme sous l’impulsion d’une chorale, le rassemblement a progressivement donné lieu à un jeu du chat et de la souris avec les forces de l’ordre. L’absence d’itinéraire fixé à l’avance a poussé des cortèges fluctuants à déambuler sans direction précise. Certains participants reconnaissaient eux-mêmes suivre le mouvement au hasard des rues, illustrant le caractère dispersé de cette journée d’action en région.