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- Le procès des parents d’Inass Touloub s’est interrompu brutalement à la cour d’assises de Blois.
- La mère de la victime, âgée de 72 ans, a fait un malaise lors de la projection des clichés de l’expertise légiste.
- L’examen médical a révélé sept fractures et une vingtaine de morsures d’adultes sur le corps de l’enfant.
Un drame vieux de près de quarante ans devant la justice

Près de quatre décennies après la tragique découverte du corps martyrisé d’Inass Touloub au bord de l’autoroute A10, le prétoire de la cour d’assises de Blois retient son souffle. Le procès des parents de celle que la France entière a longtemps nommée la « petite martyre de l’A10 » constitue une étape cruciale pour l’établissement de la vérité judiciaire. Près de quatre décennies après la tragique découverte de l’enfant, la cour d’assises de Blois fait face à l’une des affaires les plus sombres de la criminalité française. Reposant désormais au cimetière de Suèvres dans le Loir-et-Cher, la jeune victime avait été abandonnée dans des conditions d’une barbarie révoltante. C’est dans ce cadre lourd d’émotion et de mémoire que la justice cherche à faire toute la lumière sur les responsabilités parentales.
Des constatations médico-légales d’une horreur insoutenable
Au cours des débats récents, la déposition du médecin légiste a plongé la salle dans la consternation. Venue présenter les conclusions des dernières expertises conduites sur la dépouille, la professeure Pauline Saint-Martin a décrit avec une précision chirurgicale l’étendue des violences subies par la fillette. L’expertise de la professeure Pauline Saint-Martin établit une accumulation méthodique de supplices d’une cruauté inouïe. Selon les constatations présentées à la barre, l’ensemble des lésions recensées par la médecine légale figurait sur le corps de l’enfant. Un schéma anatomique explicatif a mis en évidence qu’aucune zone du corps n’avait été épargnée, faisant état de sept fractures distinctes ainsi que d’une vingtaine de traces de morsures d’adultes, témoignant de maltraitances répétées et systématiques.
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Le calvaire et l’agonie d’une jeune victime
Interrogée par la présidente de la cour d’assises sur les causes exactes du décès de la petite Inass, l’experte judiciaire a écarté l’hypothèse d’une mort subite pour détailler un processus létal progressif. Selon le médecin légiste, la mort de la petite fille est survenue au terme d’une lente agonie causée par de multiples facteurs. Le décès résulterait ainsi de la combinaison d’un syndrome asphyxique, d’une perte sanguine importante liée à une hémorragie externe et d’un état de santé général extrêmement dégradé. L’experte a notamment souligné la présence d’hémorragies chroniques, causées en partie par une mutilation commise sur la victime, confirmant le caractère effroyable des souffrances endurées avant son dernier souffle.
Une séance interrompue prématurément par les secours
C’est précisément lors de la diffusion sur les écrans du prétoire des photographies montrant la dépouille de la jeune fillette que la séance a basculé. Poursuivie pour actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner, la mère de l’enfant, aujourd’hui âgée de 72 ans, a été prise d’un malaise soudain. L’accusée de 72 ans s’est effondrée lourdement dans la salle d’audience, entraînant une suspension définitive des débats pour la journée. Face à la gravité de la chute et à l’état de l’accusée, la présidente a immédiatement ordonné la suspension des travaux. L’intervention prompte des sapeurs-pompiers a été requise sur place, conduisant la juridiction à ajourner l’audience.