La Revue Actualité · France & Monde
dimanche 13 septembre 2026
Accueil France Ouverture de la chasse : face aux pressions, la ruralité azuréenne défend ses traditions
France

Ouverture de la chasse : face aux pressions, la ruralité azuréenne défend ses traditions

Partager
Ouverture de la chasse : face aux pressions, la ruralité azuréenne défend ses traditions
Partager
L’essentiel
  • Ce dimanche 13 septembre 2026 marque le coup d’envoi de la saison de chasse dans les Alpes-Maritimes, sous la présidence départementale de Jean-Pierre Caujolle.
  • Face aux appels à l’affrontement de la députée écologiste Sandrine Rousseau, les fédérations déposent une plainte collective pour délit d’entrave.
  • La sécurité progresse nettement avec seulement quatre décès recensés au niveau national la saison dernière, et aucun tiers non-chasseur tué depuis quatre ans.
  • La régulation reste indispensable pour l’agriculture : la saison passée, 10 000 sangliers ont été prélevés dans le département pour limiter les dégâts.

Une rentrée sous haute tension politique

Ouverture de la chasse : face aux pressions, la ruralité azuréenne défend ses traditions

Le dimanche 13 septembre 2026 marque le coup d’envoi d’une nouvelle saison cynégétique en France, un moment d’intense ferveur pour les défenseurs des traditions locales. Cependant, cette ouverture se déroule dans une atmosphère particulièrement alourdie par les provocations idéologiques de l’extrême gauche écologiste. Les récentes déclarations de la députée Sandrine Rousseau, qui a ouvertement appelé à s’opposer « physiquement » aux chasseurs, ont suscité une vive indignation au sein du monde rural. Face à ces menaces d’obstruction, Jean-Pierre Caujolle, président de la Fédération départementale de la chasse des Alpes-Maritimes depuis dix ans, sonne la mobilisation. La Fédération nationale de la chasse et les fédérations locales ont décidé de riposter judiciairement face aux discours jugés irresponsables de l’extrême gauche écologiste. Une plainte collective va ainsi être déposée, tandis que des consignes strictes ont été transmises aux pratiquants pour signaler systématiquement aux forces de l’ordre tout incident, l’entrave à la chasse constituant un délit passible d’une amende de 1 500 euros. Cette judiciarisation s’avère nécessaire pour protéger les ruraux des dérives de militants radicaux, souvent déconnectés des réalités du terrain.

La sécurité au cœur des préoccupations et des progrès

Malgré ce climat d’hostilité entretenu par certains courants politiques urbains, la chasse démontre sa capacité à se professionnaliser et à se renouveler. Dans les Alpes-Maritimes, la fédération maintient un effectif stable d’environ 7 000 licenciés, caractérisé par l’arrivée notable de jeunes citadins en quête de reconnexion avec la nature, ainsi que d’un nombre croissant de femmes. Si l’intégration de ces nouveaux profils au sein des sociétés de chasse de montagne exige un effort d’accueil, leur motivation et leur rigueur éthique sont unanimement saluées. Cette évolution s’accompagne d’un bilan historique en matière de sécurité, fruit d’efforts de formation continus, notamment avec la mise en place de la formation décennale obligatoire pour tous les détenteurs de permis depuis plus de dix ans. Grâce à la formation décennale obligatoire et à une rigueur accrue, le nombre d’accidents mortels a connu une baisse historique à l’échelle nationale. Les statistiques nationales de la saison dernière font ainsi état de quatre décès, contre onze lors de l’exercice précédent, aucun non-chasseur n’ayant été tué depuis quatre ans.

Le rôle indispensable de régulateur face à la prolifération du grand gibier

Loin des caricatures simplistes, les chasseurs accomplissent une mission de régulation environnementale et économique indispensable. Dans le département maralpin, la prolifération du grand gibier, en particulier des sangliers, pose de graves difficultés aux exploitations agricoles de la zone littorale. En période de sécheresse estivale, ces animaux causent des ravages considérables en retournant les sols irrigués en quête de fraîcheur. Pour endiguer ce phénomène, la chasse au sanglier a été ouverte de manière anticipée il y a trois semaines, tandis que celle du chevreuil mâle est autorisée depuis le 1er juin. Les chasseurs des Alpes-Maritimes assurent une mission de service public de fait en prélevant près de la moitié de la population locale de sangliers pour préserver les cultures. Lors de la saison écoulée, pas moins de 10 000 spécimens ont été prélevés sur une population estimée à environ 20 000 individus, ce qui représente le deuxième plus haut tableau de chasse de l’histoire du département.

À lire aussi iPhone 18 Pro : ouverture des précommandes et premiers allongements de délais

Aménagement des territoires et nouvelles menaces environnementales

Cette gestion active s’étend à la préservation globale de la biodiversité locale. Si le territoire des Alpes-Maritimes a été relativement épargné par les sécheresses extrêmes cet été · grâce à une herbe abondante en montagne jusqu’en juin et à des orages réguliers depuis la mi-août · les chasseurs agissent quotidiennement pour l’entretien des espaces naturels. Leurs actions concrètes comprennent la création de petites mares dans les vallons pour abreuver la faune sauvage, l’entretien des sentiers forestiers, la restauration de ponts et la réouverture de milieux fermés via des programmes Natura 2000 favorisant la création de prairies. Au-delà de la pratique cynégétique, les sept mille chasseurs du département s’imposent comme des acteurs majeurs de la gestion des milieux naturels et de la biodiversité. Néanmoins, l’avenir du pastoralisme et de la sécurité dans l’arrière-pays est assombri par une autre problématique : la prolifération du loup. Après plusieurs attaques directes signalées sur l’homme cet été en Italie, les acteurs locaux redoutent qu’une tragédie similaire ne survienne prochainement dans le département face à l’attentisme des autorités compétentes.

Partager
Écrit par
Julien Marchand

Écrit sur la France : territoires, services publics, environnement et vie quotidienne des Français.

La Revue est le média numéro 1 de l'actualité en France et dans le monde : politique, économie, société, international, sciences et techniques, sport, culture et art de vivre. Un fil d'information tenu tout au long de la journée, et des articles qui replacent chaque fait dans son contexte, avec une exigence : dire ce qui s'est passé, et rien d'autre. Retrouvez toute l'actualité sur le web et dans notre application.

CONTACTEZ LE GROUPE LA REVUE

Pour nous contacter, vous pouvez nous envoyer un mail directement à cette adresse : larevuegroupe@gmail.com.

Copyright 2026-2027 LA REVUE. Tous droits réservés.