- L’opposition togolaise a exigé l’instauration d’une « transition » à la tête du pays, réunie le 25 août 2026.
- Cette demande fait suite à un arrêt de la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) rendu en janvier 2026.
- La Cour a qualifié la réforme constitutionnelle de mars 2024 de « changement anticonstitutionnel de gouvernement ».
L’opposition togolaise appelle à une période de transition

Une coalition de partis d’opposition au Togo a tenu une conférence de presse le 25 août 2026, où elle a formellement exigé la mise en place d’une « transition » à la tête de l’État. Cette démarche s’appuie sur un arrêt rendu en janvier 2026 par la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Nathaniel Olympio, porte-parole du front « Touche pas à ma Constitution », a déclaré que « la seule voie pacifique qui puisse permettre aux Togolais d’éviter des convulsions inutiles » est « d’aller dans une transition pour trouver les ressorts qui vont permettre de relancer les fondations de la République ». L’opposition considère le gouvernement actuel comme « disqualifié » et dépourvu de légitimité suite à cette décision de justice.
Une réforme constitutionnelle jugée « anticonstitutionnelle »
L’arrêt de la Cour de justice de la Cédéao en janvier 2026 qualifie la réforme constitutionnelle togolaise de mars 2024 de « changement anticonstitutionnel de gouvernement ». Cette décision intervient après que 13 partis et organisations ont saisi la Cour il y a environ deux ans. La réforme contestée a fait passer le Togo à une Ve République, instaurant un régime parlementaire et supprimant l’élection présidentielle au suffrage universel direct. Elle a également conduit à la création d’une fonction de Président du Conseil, poste auquel Faure Gnassingbé, président du pays de 2005 à 2025, a prêté serment le 3 mai 2025. Pour l’opposition, cette décision de la Cédéao rend le gouvernement illégitime et sans légalité, ce qui nécessite des actions tant au niveau national que diplomatique pour assurer le respect de l’arrêt.