- Le président américain Donald Trump a suggéré sur les réseaux sociaux de renommer la voie maritime stratégique d’Ormuz en « détroit Trump ».
- Quelques heures après cette annonce, le dirigeant républicain a tempéré ses propos en indiquant qu’il s’agissait d’une simple plaisanterie.
- Cette initiative intervient dans un contexte de vives tensions militaires avec l’Iran, qui verrouille actuellement ce passage essentiel pour le commerce du pétrole.
Une proposition de rebaptisation rapidement tempérée
Le président des États-Unis, Donald Trump, a suscité de vives réactions mercredi en suggérant sur son réseau social Truth Social de renommer le détroit d’Ormuz en « détroit Trump ». Évoquant un contrôle américain sur cette zone maritime névralgique, le chef de l’État a vu ses services diffuser une carte officielle attribuant ce nouveau nom au bras de mer qui sépare l’Iran du sultanat d’Oman. Interrogé un peu plus tard par les journalistes à ce sujet, le locataire de la Maison Blanche a toutefois souri en affirmant qu’il s’agissait simplement d’une plaisanterie lancée de manière informelle. Cette déclaration intervient alors que la région traverse une période d’instabilité militaire aiguë depuis plusieurs semaines.
Une pratique récurrente sur fond de crise internationale
Cette démarche s’inscrit dans une série de décisions similaires déjà formalisées par le président américain depuis son retour au pouvoir. Ces dernières semaines, l’administration a en effet modifié par décret le nom du lac Ontario en « lac Amérique » à la frontière canadienne, après avoir rebaptisé le golfe du Mexique en « golfe de l’Amérique » en janvier 2025. Sur le plan géopolitique, cette suggestion survient alors que le détroit d’Ormuz est bloqué par l’Iran, suite au déclenchement d’un conflit armé à la fin du mois de février. Les récents échanges de frappes aériennes entre les forces américaines et Téhéran ont provoqué une nouvelle escalade militaire dans la région, entraînant une hausse immédiate des cours mondiaux du pétrole Brent au-delà de la barre des 90 dollars le baril.