- Une série de frappes russes sur Kiev et plusieurs régions d’Ukraine a fait au moins douze morts et des dizaines de blessés.
- L’armée ukrainienne a ciblé le port de commerce russe d’Oust-Louga et affirme avoir touché 54 navires de la flotte de Moscou en août.
- La diplomatie russe rejette catégoriquement le projet de moratoire sur les attaques de navires en mer Noire porté par la Turquie.
- Moscou menace de représailles dévastatrices dans la région baltique et maintient la pression diplomatique sur le Royaume-Uni.
Une nouvelle nuit de frappes intenses sur Kiev

Le conflit russo-ukrainien franchit un nouveau palier d’intensité en ce début de mois de septembre 2026. Pour la sixième nuit consécutive, la capitale ukrainienne, Kiev, ainsi que sa région ont subi des bombardements russes d’une grande violence, ciblant principalement des infrastructures militaires et énergétiques. Selon un bilan communiqué par le président Volodymyr Zelensky, ces attaques nocturnes ont coûté la vie à au moins douze personnes, dont un ressortissant indien, et ont fait plusieurs dizaines de blessés. Kiev pointe du doigt l’utilisation croissante par Moscou de missiles balistiques et de drones à réaction. Ces appareils de nouvelle génération, plus rapides et difficiles à intercepter, affichent un taux de destruction par la défense aérienne ukrainienne d’environ 60 %, bien inférieur à celui des drones conventionnels. Rien qu’au cours du mois d’août, plus de 2 800 de ces engins auraient été lancés sur le territoire ukrainien.
Ripostes ukrainiennes sur le sol et la flotte russes
Face à cette offensive, l’Ukraine multiplie les opérations de contre-attaque ciblées pour perturber la logistique et l’économie de son adversaire. Le port d’Oust-Louga, situé dans la région de Leningrad sur le golfe de Finlande, a ainsi été visé par une attaque de drones ukrainiens, provoquant un incendie qui a depuis été maîtrisé par les autorités régionales. Par ailleurs, les forces ukrainiennes revendiquent des succès notables dans la guerre d’usure maritime. Le commandement des Forces des systèmes sans pilote ukrainiennes a annoncé avoir touché 54 navires de la « flotte fantôme » russe au cours du mois écoulé. Ces actions démontrent la capacité de Kiev à frapper loin derrière la ligne de front, perturbant les voies d’approvisionnement stratégiques de Moscou.
Impasse diplomatique en mer Noire et tensions accrues
Sur le plan diplomatique, les perspectives d’apaisement semblent de plus en plus lointaines, notamment concernant la sécurité alimentaire mondiale. Le gouvernement russe a officiellement rejeté l’idée d’un moratoire sur les attaques contre les navires de commerce en mer Noire, une initiative pourtant soutenue par la diplomatie turque pour sécuriser les exportations de céréales. Moscou estime qu’une telle mesure ne favoriserait pas un règlement pacifique du conflit. Parallèlement, le ministère russe des Affaires étrangères a haussé le ton face à ses voisins européens. La diplomatie russe a promis une riposte qualifiée de « dévastatrice » à toute initiative jugée hostile dans la région de la mer Baltique. Cette déclaration accentue les craintes d’un élargissement des tensions à d’autres pays de la région.
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Des relations diplomatiques glaciales avec Londres
Enfin, les tensions restent vives entre la Russie et les soutiens occidentaux de Kiev, en particulier le Royaume-Uni. Après le départ en juillet de son ambassadeur à Londres, Andreï Kelin, Moscou a indiqué qu’un successeur serait désigné en temps voulu, tout en accusant le gouvernement britannique de chercher à détruire délibérément les relations bilatérales. Le Kremlin reproche notamment à Londres la fourniture massive d’armements à l’Ukraine, y compris des drones utilisés pour mener des attaques sur le sol russe. Moscou a de nouveau averti que ces livraisons ne resteraient pas sans conséquences pour la sécurité britannique.