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jeudi 29 octobre 2026
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Inondations au Népal : un troisième rescapé sauvé dix jours après la catastrophe

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Inondations au Népal : un troisième rescapé sauvé dix jours après la catastrophe
Paysage montagneux du Nepal ou les inondations peuvent survenir. © Vyacheslav Argenberg · CC BY 4.0 · via Wikimedia Commons
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L’essentiel
  • Un ressortissant chinois, Luhaitao, a été extrait vivant du tunnel du barrage de Trishuli-1 dix jours après la crue.
  • Deux ouvriers népalais de 30 et 45 ans avaient été sauvés la veille, tandis qu’une femme de 64 ans a été retrouvée inanimée à Betrawati.
  • La catastrophe du 26 août a fait au moins 1 375 morts et plus de 5 600 disparus entre le Népal et la Chine.
  • Face à l’urgence humanitaire qui touche 84 000 sinistrés, l’ONU réclame une aide de 50 millions de dollars.

Une lueur d’espoir dans les décombres de Trishuli-1

Inondations au Népal : un troisième rescapé sauvé dix jours après la catastrophe

Dix jours après la catastrophe qui a frappé les hauteurs de l’Himalaya, les équipes de recherche continuent de réaliser des sauvetages inespérés dans les vallées dévastées du nord du Népal. Samedi 5 septembre, une opération conjointe menée par les forces militaires népalaises et des spécialistes internationaux a permis d’extraire vivant un ressortissant chinois, Luhaitao, bloqué à l’intérieur d’un tunnel de chantier du projet hydroélectrique de Trishuli-1. Le rescapé a été localisé à environ 225 mètres de profondeur sous des amas de boue et de gravats. Immédiatement après sa sortie, l’armée népalaise a diffusé des images montrant l’homme conscient, enveloppé d’une couverture militaire dans un hélicoptère de secours, tandis qu’un médecin de bord évaluait ses fonctions vitales. Cette évacuation médicale vers un centre de soins de Katmandou s’inscrit dans un protocole d’urgence toujours actif, alors que l’espoir de retrouver d’autres survivants s’amenuise d’heure en heure.

Des précédents sauvetages qui alimentent l’espoir

Ce succès intervient au lendemain d’une autre découverte majeure dans la même région. Vendredi, neuf jours après le drame, deux ouvriers népalais, Sanjay Sah (30 ans) et Kabir Maharjan (45 ans), avaient déjà été extirpés sains et saufs d’une galerie sur le chantier voisin de Trishuli-3. Le témoignage de Sanjay Sah illustre la fulgurance du sinistre qui a surpris des dizaines de travailleurs. Selon ses déclarations, entre 40 et 45 personnes se trouvaient à l’intérieur de l’ouvrage au moment où les eaux ont submergé la zone, compliquant toute tentative d’évacuation collective. Les autorités locales estimaient initialement qu’une centaine d’employés pouvaient être pris au piège dans ce seul secteur. En parallèle, les secours ont annoncé le sauvetage d’une femme de 64 ans, Chandrika Shrestha, retrouvée inconsciente à son domicile de Betrawati et immédiatement héliportée vers un hôpital de la capitale.

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Une mobilisation internationale d’envergure

Face à l’ampleur du désastre, le Népal a mobilisé d’importants moyens militaires et techniques, rapidement épaulés par des délégations d’experts étrangers. Des équipes spécialisées venues d’Inde, de Chine et de Corée du Sud collaborent étroitement avec les forces népalaises pour sécuriser et explorer les réseaux de galeries souterraines des centrales hydroélectriques de la région. La complexité des recherches réside dans la configuration des tunnels, obstrués par une boue dense et des débris rocheux lourds. Les sauveteurs progressent avec une extrême prudence dans ces structures fragilisées par la pression hydrique, alors que les familles des disparus arpentent quotidiennement les hôpitaux et les commissariats pour obtenir la moindre information sur le sort de leurs proches.

Le bilan d’un « tsunami himalayen »

La catastrophe, déclenchée le 26 août par la rupture brutale d’un glacier combinée à des glissements de terrain, a généré une immense coulée de boue, de glace et de débris le long de la frontière sino-népalaise. Le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, a qualifié cet événement de « tsunami himalayen » pour décrire l’intensité des destructions. Les derniers bilans officiels font état d’au moins 1 375 morts et de plus de 5 600 disparus sur l’ensemble de la zone frontalière. Au Népal, où l’on dénombre 1 344 victimes décédées, l’agence nationale de gestion des urgences a fourni une répartition démographique précise : 489 hommes, 269 femmes et 87 enfants ont perdu la vie, le reste des corps n’étant pas encore identifié. À ce jour, seuls 96 corps ont pu être formellement identifiés et restitués aux familles, illustrant la difficulté des opérations de médecine légale sur le terrain.

Crise humanitaire et disparités de communication

Au-delà du lourd tribut humain, la situation matérielle des survivants est extrêmement précaire dans les zones sinistrées du nord du pays. L’Organisation des Nations unies a lancé un appel de fonds d’urgence de 50 millions de dollars afin de subvenir aux besoins les plus basiques de 84 000 personnes privées de logement, d’eau potable et de nourriture. Les agences onusiennes alertent sur l’urgence absolue de la situation, soulignant que les inondations ont balayé les moyens de subsistance essentiels des communautés locales. Du côté chinois, où le bilan officiel s’établit à 31 morts et 531 disparus au Tibet, la gestion de l’information reste strictement encadrée par Pékin. Contrairement au Népal, qui communique ouvertement sur l’identité des victimes et l’avancement des secours, les autorités chinoises maintiennent des restrictions d’accès rigoureuses pour les médias et s’abstiennent de diffuser l’identité des disparus ou des images des familles touchées.

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