- Sara Netanyahu a insinué que le chef de l’opposition de gauche Yaïr Golan connaissait le projet d’attaque du 7 octobre 2023.
- L’opposition dénonce une théorie complotiste mensongère, alors qu’un sondage d’août montre que 40 % des Israéliens croient à une complicité interne.
- Cette polémique éclate à quelques semaines d’élections législatives tendues, sous un régime de cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025.
Des accusations controversées en pleine campagne

Lors d’un entretien télévisé diffusé le lundi 31 août 2026, l’épouse du Premier ministre israélien, Sara Netanyahu, a directement ciblé le général à la retraite Yaïr Golan, actuel dirigeant de la formation de gauche « les Démocrates ». Elle a suggéré que cet opposant politique avait été informé à l’avance de l’offensive menée par le Hamas le 7 octobre 2023. Selon ses déclarations sur une chaîne de télévision proche du pouvoir, Yaïr Golan se tenait déjà habillé et prêt à l’aube de l’attaque, contrairement aux autres responsables du pays, y compris Benjamin Netanyahu lui-même. Cette sortie a immédiatement provoqué l’indignation des forces d’opposition. Le parti de Yaïr Golan a fermement dénoncé des propos qualifiés de vils et mensongers, fustigeant une attaque contre l’héroïsme du général ce jour-là. De son côté, le chef de file du parti Yashar, Gadi Eizenkot, a critiqué la diffusion d’une théorie de la trahison destinée à diviser le pays.
Une polarisation politique accrue avant le scrutin
Ces tensions surviennent à l’approche d’élections législatives qui s’annoncent particulièrement serrées en Israël. Cette polémique s’inscrit dans un climat de méfiance publique, alors qu’un sondage d’août indique que 40 % de la population croit à l’existence d’une trahison interne lors des événements du 7-Octobre. Cette proportion s’élève à 63 % parmi les électeurs de la coalition gouvernementale actuelle. Sur le plan sécuritaire, un cessez-le-feu précaire est observé depuis octobre 2025, après des hostilités qui ont coûté la vie à 1 221 personnes en Israël lors de l’attaque initiale, et à plus de 73 000 personnes dans la bande de Gaza à la suite de la riposte militaire israélienne. Ces accusations mutuelles risquent de radicaliser davantage les débats électoraux.