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- La Finlande a officiellement étendu pour dix ans, jusqu’en 2034, son accord de coopération militaire avec Israël.
- Le ministre de la Défense Antti Häkkänen a validé cette prolongation malgré des objections politiques liées au conflit à Gaza.
- Les investissements finlandais auprès des industriels de défense israéliens représentent désormais plusieurs centaines de millions d’euros par an.
Un partenariat militaire prolongé jusqu’en 2034
La Finlande et Israël ont étendu pour une durée de dix ans leur protocole d’accord relatif à la coopération en matière de défense. Ce partenariat, initialement signé en 2013 pour des périodes renouvelables de cinq ans, s’étendra désormais jusqu’en 2034. La décision a été approuvée par le ministre finlandais de la Défense, Antti Häkkänen, et validée par le directeur général du ministère israélien de la Défense, Amir Baram. La formalisation s’est déroulée lors d’un déplacement en Israël du chef des forces armées finlandaises, le général Janne Jaakkola. Cette reconduction intervient dans un climat politique tendu, suscitant les critiques de l’opposition finlandaise en raison de la situation dans la bande de Gaza. Tandis que la présidente de la Ligue verte, Sofia Virta, a contesté cette initiative, le ministère de la Défense a évoqué une mesure s’inscrivant dans la continuité administrative.
Des enjeux stratégiques et industriels majeurs
Ce protocole encadre la recherche, le développement et l’acquisition d’équipements militaires entre les deux pays. Les commandes finlandaises auprès de l’industrie de défense israélienne se chiffrent désormais à plusieurs centaines de millions d’euros par an. Parmi les transactions marquantes figurent l’achat du système de défense antiaérienne « Fronde de David » pour 316 millions d’euros en 2023, de missiles antichars Spike pour 213 millions d’euros en 2022 et de missiles antinavires Gabriel pour 162 millions d’euros en 2018. Les échanges récents portent sur la conception d’un bouclier aérien multicouche interconnecté. Pour la Finlande, nouveau membre de l’OTAN partageant 1 340 kilomètres de frontière avec la Russie, cette coopération renforce la sécurité opérationnelle de son territoire et du flanc nord de l’Alliance.