- L’Iran et l’Oman ont discuté le 25 août de la création d’un corridor de navigation temporaire dans le détroit d’Ormuz.
- Le projet comprend un plan de déminage conjoint pour sécuriser ce passage maritime bloqué par Téhéran depuis le début du conflit régional.
- Ce détroit est crucial pour l’économie mondiale, ayant concentré 34 % du commerce de brut et 20 % du gaz naturel liquéfié en 2025.
Un projet de corridor maritime temporaire en discussion
Le 25 août, le chef de la diplomatie omanaise, Badr al-Busaidi, s’est entretenu à Téhéran avec son homologue iranien, Abbas Araghchi, afin de rétablir une circulation sécurisée dans le détroit d’Ormuz. Les discussions ont porté sur un protocole d’accord par étapes prévoyant l’aménagement d’un couloir de navigation temporaire et un programme conjoint de déminage. Cette initiative vise à rouvrir partiellement une voie maritime essentielle actuellement verrouillée par les forces iraniennes. Bien qu’aucune date de mise en service ni aucun volume de trafic n’aient encore été arrêtés, Mascate espère formaliser rapidement ces dispositions techniques. Néanmoins, l’Iran conditionne un règlement durable au respect d’un accord bilatéral conclu en juin dernier avec Washington, resté jusqu’ici lettre morte en raison du maintien du blocus américain sur ses ports.
Les enjeux d’une réouverture pour le commerce mondial
La paralysie de ce point de passage stratégique pèse lourdement sur les flux énergétiques mondiaux depuis le déclenchement des hostilités régionales. En 2025, le détroit d’Ormuz a vu transiter près de 15 millions de barils de brut par jour, soit environ 34 % du commerce maritime mondial de pétrole, ainsi que 20 % des volumes de gaz naturel liquéfié. Toute avancée diplomatique entre Oman et l’Iran pourrait ainsi soulager les armateurs et les assureurs confrontés à des risques de guerre majeurs. Cependant, la situation reste extrêmement tendue en raison des avertissements américains. Le président Donald Trump a affirmé sur les réseaux sociaux que les eaux internationales du détroit avaient été entièrement déminées par la marine américaine, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas de nouvelles tentatives de minage ou de blocage.